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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 16:46

journal"Le béret de papi.

 

 Les Russes ont la champka, les Sud-américains le panama, les Italiens le borsalino, les Mexicains, un vaste sombrero, les Anglais le chapeau melon et les Américains le stetson...

  Pour les Français, c'est le béret !

 

 Ce couvre-chef symbolique de notre pays est d'ailleurs très souvent utilisé pour présenter le Français avec sa baguette et son litre de vin rouge !

 

Pour mieux comprendre l'importance de cette singulière coiffe hexagonale, faisons un détour par l'histoire. Contrairement à une idée répandue, l'origine du béret semble bien être béarnaise et non basque. L'erreur est classiquement attribuée à Napoléon III qui passa un long séjour à Biarritz, en 1884. Constatant que de nombreux locaux portaient cette calotte de laine, l'Empereur leur en attribua la paternité et parla de "béret basque". Cette dénomination franchit les frontières et resta dans le langage populaire.

 

 Or le béret est né de la main agile des bergers béarnais. Pendant la transhumance, avec de grosses aiguilles de buis, ces pâtres se confectionnaient des couvre-chefs pour échapper au soleil et à la pluie. Ils utilisaient la laine de leurs moutons, qui procurait à la coiffe légèreté et souplesse, alliées à une imperméabilité remarquable.

 

 Le béret va ensuite devenir le couvre-chef par excellence du milieu rural avant de coiffer les ouvriers pour devenir un élément de distinction sociale à côté des bourgeois portant le chapeau.

 

 Le béret continue donc de plus en plus à se visser sur la tête des Français. Il est à son apogée à la sortie de la Deuxième Guerre mondiale. Après ce conflit, il devient le symbole du patriotisme français. A cette époque, l'armée adopte cette coiffe pour l'ensemble de ses troupes. Selon le corps d'affectation, il devient partie intégrante de l'uniforme. Le rouge est attribué aux parachutistes, le noir aux tankistes, le bleu azur aux aviateurs...

 

Pour Papi, le béret est aussi apprécié pour de multiples usages. Il est plat et se révèle plus commode que les chapeaux pour grimper dans une voiture ! Il sert de panier pour la cueillette des champignons ou des cerises, ou devient une arme très efficace pour chasser les mouches...

 

 Mais on le sait bien, les histoires d'amour finissent mal en général... Dans les années 70, l'habitude de porter un couvre-chef tombe en désuétude. Le béret devient ringard, collé à l'image du grand-père qui bine son jardin. La casquette américaine bariolée finit par le terrasser inexorablement.

 

Comme dit Papi : "Tout se perd, sacrebleu !"

 

 

Collection "Les choses de Mamie"

Mamie boit dans un verre Duralex - Mamie porte le n°5 - Le bol de chocolat chaud - Le cadeau Bonux - Les pantoufles - Les pâtes alphabet - Le vélosolex - La "bleue" - Le Bikini - L'accordéon - Super Cocotte -  Mamie roule en DS - Le béret béarnais - Le savon de Marseille - Les cachous Lajaunie - Le couteau Opinel 

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Published by Régis IGLESIAS - dans Les choses de Mamie
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 15:55

journal"Bleu, blanc, rouge.

 

 Ralliez-vous à mon panache blanc ! avait clamé Henri IV à la bataille d'Ivry, en l'an de grâce 1590. Aujourd'hui, il faut ajouter deux couleurs à la bannière officielle dont se drape chaque Français.

 

 Avant la révolution, il n'y a pas de drapeau national en France. Sur les champs de bataille claquent des bannières, des pennons, des étendards aux motifs les plus divers, ce qui gêne passablement les chefs de guerre. La situation est encore plus difficile en mer, où flottent sur les mâts des drapeaux hétéroclites, bien difficiles à reconnaître dans les combats navals.

 

 Les rois de l'époque moyenâgeuse cherchent à maintes reprises à unifier tout cela. En vain. Il faut attendre les soubresauts de 1789 pour que le changement tant attendu survienne. Pendant les combats, les révolutionnaires arborent sur leurs vêtements une cocarde rouge et bleue, les couleurs historiques de Paris. Quelques jours après la prise de la bastille, le général de La Fayette a l'idée de leur associer le blanc, symbole de la royauté.

 

 Ce signe de ralliement tricolore remporte vite un grand succès. De la cocarde, on passe ensuite au drapeau, avec un ordre bien établi pour les couleurs. La disposition "bleu au mât, blanc au centre, et rouge flottant" est adoptée par décret du 15 février 1794.

 

 Symbole de la république et de la liberté, notre drapeau fera bien des émules. L'Etat libre d'Irlande, par exemple, fait un usage officiel du modèle tricolore à partir de sa création en 1922. La Norvège adopte aussi les trois couleurs du drapeau de la Révolution française lors de son indépendance.

 

Le populaire général de La Fayette avait probablement vu juste en prédisant à la municipalité de Paris : "les trois couleurs que je vous propose feront certainement le tour du monde"...

 

Dans le grenier de Mamie, il y a un drapeau tricolore. Elle l'a sorti deux fois. La première fois à la libération. La deuxième en finale de la coupe du monde de football.

 

Rideau.

 

 

Collection "Les choses de Mamie"

Mamie boit dans un verre Duralex - Mamie porte le n°5 - Le bol de chocolat chaud - Le cadeau Bonux - Les pantoufles - Les pâtes alphabet - Le vélosolex - La "bleue" - Le Bikini - L'accordéon - Super Cocotte -  Mamie roule en DS - Le béret béarnais - Le savon de Marseille - Les cachous Lajaunie - Le couteau Opinel 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 14:48

bal.jpg"Bals d'autrefois.

 

 Les bals ont tenus une grande importance dans la jeunesse de Mamie. Souvenirs de moments passés entre amis, de rires partagés et de premiers émois amoureux... On l'écoute religieusement :

 

 "Rares sont celles d’entre-nous qui ne savent pas danser. Cependant, il ne faut pas oublier que lors de nos jeunes années le travail était très important et qu’à la campagne on ne prenait guère le temps de s’amuser.

 Lorsque nous avions envie de nous divertir, nos parents nous ramenaient à la raison en nous disant : "au lieu de penser à t’amuser, il y a du travail". Nous participions à nos premiers bals dès l’âge de 14-15 ans, bien entendu accompagnées de notre mère qui veillait attentivement à ce que nous nous tenions bien, comme l’avait fait sa mère pour elle auparavant.

 Certaines d’entre-nous se souviennent avoir été accompagnées par une maman ayant pris soin de se munir d’une chaufferette  dans laquelle elle glissait ses pieds pour ne pas avoir froid tout en discutant avec les autres mères. Nous apprenions vite à à danser, motivées par l’effet de groupe.

 De toutes façons, avec un bon cavalier tout le monde sait danser ; il suffit de se laisser mener... Nous nous souvenons toutes du "plus beau de tous les tangos du monde", musique où nous nous serrions dans les bras de charmants cavaliers. Les slows n’existaient pas encore, mais notre maladresse pouvait justifier que nous nous rapprochions, en tout bien tout honneur, de notre cavalier.

 Il arrivait que nous nous mettions dans une situation délicate en acceptant de danser deux fois dans la soirée avec le même garçon ; il fallait alors nous justifier et trouver une bonne raison pour calmer la colère de notre mère qui craignait pour notre vertu ; une idylle serait-elle en train de naître ? 

 Pendant l'occupation, Pétain avait interdit les bals. C’est une période où les réjouissances étaient rares. Nous trouvions d’ailleurs tout à fait normal de ne pas nous amuser alors que certains se faisaient tuer à la guerre où risquaient leur peau dans la résistance.

 Parfois, un voisin attrapait un accordéon et un bal s’improvisait. Un bal qui pouvait être interrompu par les gendarmes qui réalisait alors une opération d’éclat peu risquée. 

 Chaque quartier avait sa fête et son bal ; moment de convivialité, de rencontre pour toute la jeunesse des alentours. La musique était parfois de piètre qualité mais cela nous importait peu. Les "zin boum boum" étaient prétexte aux rencontres, au rapprochement des garçons et des filles.

 Les bals de Saint-Projet sont ceux qui nous ont le plus marqués, les manèges étaient installés au bord de la route et nous dansions au milieu du chemin. Le mariage et la venue des enfants sonnaient la fin de ce divertissement. Nous ne retournerions au bal que pour chaperonner nos propres filles et les surveiller avec nostalgie qu’elles ne s’approchent pas trop de leur cavalier... 

 

 En 1946, Mamie entre dans sa 17ème année... Voici que la fillette s’épanouit, une jeune fille à marier vient d’éclore ; commence le rêve d’être jolie et fêtée et l’espoir du triomphe ! Les "bals blancs" sont donnés exclusivement en l’honneur des garçons et des filles à marier. 

 Pour ce soir unique, point de papa qui, si économe soit-il, ne consente à délier les cordons de la bourse ; point de maman, même à cheval sur les principes, qui ne relâche les rênes de la sévérité ; point de grand-maman non plus, qui ne découvre au fond de sa cassette la perle d’un précieux orient qui embellira l’incomparable fraîcheur de cet éclatant trésor de famille ! 

 Il est de tradition que la "débutante" soit vêtue d’un joli taffetas, d’un crêpe de chine et de tulle point d’esprit d’un blanc bien pur, symbole d’innocence et de virginité. Le corsage est discrètement décolleté, souvent orné de deux volants formants berthe ; la jupe à un ou trois volants est ceinturée de liberty blanc à pans noués de quatre ou cinq noeuds ornés de fleurs, beaucoup de fleurs en touffes : pâquerettes ou roses pompon... 

 

 Ma Mamie a été briefé, elle sait qu'il faut peu de bijoux, des souliers bas et des gants blancs. La couleur de la robe doit être claire et ne fasse pas de tache sombre sur la gaieté de l’ensemble : le blanc-ivoire, le gris-argent, le vert d’eau, le rosé et le bleuté sont parfaits. 

 Le carnet de bal conserve le souvenir des cavaliers qui ont dansé avec la jeune fille pendant la soirée. Les bals ponctuent la danse de la vie.

 Organisés au sein des entreprises ou par les municipalités, ils rassemblent autour de musiques variées tous ceux qui ont décidé de s'amuser. Tandis que les jeunes à la mode dansent le rock ou le mambo, d'autres dansent bien françaises ont encore le vent en poupe : on fait la chenille et on s'embrasse gentiment pendant la danse du tapis. 

 

 Mamie aimait faire la fête. Partie de campagne organisée par l'entreprise, fête de village, kermesse des écoles ou de la paroisse, elle a toujours eu plaisir à se retrouver en famille, entre amis ou entre collègues. Elle n'a jamais hésité à s'asseoir sur l'herbe fraîche pour profiter de moments simples et conviviaux. Une vraie épicurienne, en somme. 

  A la fête foraine, la grande roue emmène au-delà des toits et les montagnes russes soulèvent le coeur, le train fantôme fait frémir et les auto tamponneuses permettent de draguer les filles, au stand on gagnera peut-être une peluche... Comme aujourd'hui, les fêtes foraines ont le goût sucré des barbes à papa, des crèpes et des gaufres au sucre. 

 

 Mon Papi m'a dit que le bal et le cinéma étaient le meilleur moyen de rencontrer sa future.

 "On allait au bal à partir de 16 / 17 ans. On travaillait le samedi après-midi. Le bal, c'était le dimanche. On buvait du vin blanc. Avec l'argent qu'on avait, on pouvait pas boire autre chose. Des fois, on revenait à 3 heures du matin et à 4 h 30 il fallait aller travailler, il n'était pas question de dormir. 

 C'est au bal que j'ai rencontré ta Mamie. Sa mère l'accompagnait. On était à la même table. Il y avait de la neige, j'ai été la reconduire chez elle vers 2 heures du matin. Pendant un an on se voyait et je la ramenais comme ça. On se retrouvait au moins cinq coups par semaine. Sauf le vendredi, normalement on disait aux fiancés de ne pas aller voir leur copine. C'était le jour du ménage..."

 

 

Collection "Mamie est sortie"

Au cimetière - Mamie à Plougastel -  Mamie part en vacances - Mamie à la foire aux bestiaux - Mamie à la fête de la Rosière - Le bal du 14 juillet - Au camping - Mamie au camping - Au Tour de France - Mamie au Salon de l'auto -  Mamie part en colo - Mamie à la poste - Mamie va à l'école - Mamie pique-nique ! 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 14:47

journal"Printemps 1922.

 

 Le premier bulletin météorologique public est diffusé depuis la tour Eiffel. A l'époque, il s'adresse principalement aux agriculteurs soucieux d'optimiser la rentrée des récoltes, les traitement ou les labours.

 Au fil des décennies, cette indication sur l'état du ciel va prendre une ampleur considérable dans la vie des Français. En 1996, cette passion incroyable entraîne même la création d'une chaîne thématique consacrée à la pluie et au beau temps.

 

Certes, ces informations intéressent les agriculteurs, les aviateurs, les marins, les transporteurs ou les pêcheurs à la ligne... Mais pourquoi ce sacro-saint bulletin météo est-il devenu une obsession française ?

 Les historiens mettent en avant nos racines paysannes particulièrement fortes et ancrées dans l'histoire, beaucoup plus que dans le reste du monde. Le besoin d'ausculter la course des nuages est donc profondément atavique en France.

 

 Nous avons d'ailleurs le record mondial de dictons météorologiques ! Ma Mamie en a comptabilisé 12 000 à travers les différentes régions françaises. Les Français sont aussi les champions de l'installation de baromètres, thermomètres, hygromètres, pluviomètres et autres anémomètres tout autour de leur habitation.

 D'après Mamie, cette spécificité française "météomaniaque" tiendrait aussi à la géographie si particulière de notre pays (un océan, des mers, des montagnes, des grandes plaines...) qui provoque une météo variée et capricieuse.

 Enfin, n'oublions pas que le Français a historiquement un temps de loisir supérieur à la moyenne des pays qui l'entourent. Les tomates du jardin, la soirée barbecue, la randonnée en montagne, le week end au bord de la mer... sont autant de plaisirs récréatifs qui transforment nos concitoyens en véritables fidèles de l'animation satellitaire de 19 h 55.

 Mais attention si les prévisions ne tiennent pas leurs promesses ! Là, Mamie est intraitable, incriminant sans pitié le présentateur télé, le technicien de Météo France, les ordinateurs ou les satellites qui  en tournant détraquent le ciel... De toute façon, c'est bien connu : y'a plus d'saison ! 

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Published by Régis IGLESIAS - dans Ma Mamie m'a dit
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 13:29

journal"A bas les voleurs !


Le cri gronde, surgi d'un océan d'hommes fonçant au coude à coude dans la nuit, silhouettes gesticulantes et furieuses, marée secouée de vagues indécises, de tourbillons désordonnées et d'autant plsu redoutables.


- A bas les voleurs !

Combien sont-ils, à la nuit tombée, place de la Concorde, le 6 février 1934 ? Personne n'a é été capable de proposer un chiffre exact. Vingt mille ? Trente milles . A chaque instant, de nouveaux manifestants s'intègrent aux premiers et d'autres s'en vont.


- A bas les voleurs ?

Depuis le matin, un vent léger a encore purifié l'air. Purifié : voilà, pour un jour comme celui-ci, un mot malheureux. Ces gens qui s'époumonent et s'élance vers le pont de la Concorde, pour se voir sporadiquement repoussés par la cavalerie et les gardiens de la paix, bâton blanc levé, veulent justement purifier la république.

 

 Les voleurs que l'ils dénoncent, ce sont les députés que l'on devine tapis à l'abris de ce Palais Bourbon dont la colonnade disparaît dans la nuit. Les manifestants de la place de la Concorde ne nourrissent qu'un seul désir : passer le pont, envahir la chambre des députés, en chasser les occupants. Après ? Ils ne savent pas. L'histoire ne compte pas les émeutes qui n'ont débouché sur rien. Quand elles se muent en révolution, on ne l'apprend qu'après.

 

Il est 19 h 29. Tout à coup, à droite du pont, dans la direction de Cours-la-Reine et dominant le tumulte, un coup de feu claque. Un témoin dira : "Une détonation discrète, menue, sournoise." A cette minute, l'émeute se change en tragédie.

 

L'acharnement qui s'est fait jour, cette colère sans limite, cette rage quasi inexplicable qui a poussé tant d'hommes, pendant tant d'heures, à se jeter contre le service d'ordre, cela ne ressemble nullement aux manifestations, en quelque sorte traditionnelles, qui rythment la vie politique d'une démocratie.

Alors ?

En 1934, les Français vivent toujours dans l'orgueil de la victoire de 1918. Quinze ans déjà que les survivants de la tuerie rentraient chez eux, assurés non seulement d'avoir gagné la der des ders, mais de voir s'instaurer "une ère de grandeur et de fierté" érigée au prix de leur souffrances. Quinze ans qu'ils avaient cru revenu le temps de l'équilibre économique, de la stabilité des marchés, du franc-or conquérant et du triomphe du 3%.

 

Indicible la déception !

 Ce qui a caractérisé l'après-guerre, c'est une inflation d'autant plus cruelle qui la supportaient avaient toujours ignoré la seule existence du phénomène. Toute une classe sociale vivait avant 1914 de ses rentes, et celles-ci avaient la solidité du granit. Après 1918, la plupart des rentiers se sont vus à peu près ruiner. Les porteurs d'emprunt russe ont tout perdu.

 

 Avec Poincaré et sa stabilisation du franc, beaucoup ont cru retrouver le paradis perdu. Le rêve n'a duré que le temps des illusions. En 1929, après un jeudi noir à Wall Street, une crise a déferlé sur les Etats-Unis avant de rejoindre la France deux ans plus tard. En 1934, les propriétaires exploitants ruraux sont ceux qui souffrent le plus : au désordre économique s'ajoute une surproduction mondiale. Le prix du blé et celui du vin s'effondrent.

 

Le monde du commerce et de l'industrie ne va guère mieux. La production industrielle - indice 108 en 1934. De plus, à la suite de la dévaluation de la livre en 1931 et de celle du dollar en 1933, les prix français ne sont plus compétitifs. Le dépôt de bilan guette les entreprises. Les salariés souffrent tout autant et peut-être davantage.

 

Les jeunes découvrent un avenir sans promesse. Les diplômés piétinent à la recherche d'improbables emplois. Tous dénoncent la vie chère.

 

 Bref, comme dit Mamie, c'est la crise

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 13:16

journal"Les confiseries.

 

 Les calissons d'Aix, les bergamotes de Nancy, les pastilles de Vichy, les bêtises de Cambrai, les berlingots de Carpentras ou encore les négus de Nevers... La liste est sans fin.

 Mais ce sont pourtant les cachou Lajaunie de Toulouse, avec leur robe jaune et leur bouille ronde, qui affichent la notoriété et les volumes de vente les plus importants de l'hexagone.

 

 Ce bonbon noir fait ses premiers pas dans la vile rose au 54, rue Alsace-Lorraine. Non pas dans l'échoppe sucrée d'un pâtissier... mais dans la boutique naphtalinée d'un pharmacien. Durant l'année 1880, Léon Lajaunie pioche dans ses multiples bocaux de verre et d'onguents. Il mélange plusieurs ingrédients : un bâton de réglisse, du rhizome d'iris, quelques feuilles de menthe et du suc résineux d'arec. Avec d'autres produits tenus secrets, cet apothicaire magicien obtient une pâte marron qu'il colore ensuite en noir avec du charbon de peuplier !

 

 En le découpant en fins losanges d'1 mm, Léon invente les cachous auxquels il donne son nom. Au départ, ces pastilles sont plus destinés à soigner qu'à distraire le palais. Elles soulagent les maux de dents et d'estomac, mais leur goût est si agréable, si rafraîchissant qu'elles font fureur au pays du rugby. Il faut donc trouver une boîte à ses cachous.

 

 Léon se tourne alors vers un ami horloger qui habite dans le Gers. Auguste Caire lui conçoit un emballage dont le couvercle glisse sur la base pour libérer une ouverture latérale. Il imagine aussi une boîte ronde d'une taille permettant de se faufiler dans la petite poche d'un gilet. L'ingéniosité de cet étui va faire bondir le chiffre d'affaires des cachous... Tout comme il est à l'origine d'un bruit reconnaissable entre mille par les amateurs.

 

 La petite boîte jaune qui fait "tchik tchik" lorsqu'on l'attrape va alors changer de propriétaire en 1906, Léon n'ayant pas de descendants. Les repreneurs vont lui donner un coup d'accélérateur. Ils introduisent les cachou Lajaunie dans d'autres points de vente que les pharmacies et vont conquérir la France entière grâce à une publicité soutenue.

 

 Une pub qui trouvera son point d'orgue bien des années plus tard, un certain 18 février 1985, lors d'une interview du président de la République François Mitterrand par Yves Mourousi. En plein milieu de l'émission, un spot de trois secondes coupe la parole du chef de l'Etat. En se déhanchant, une blonde pulpeuse brandit sa petite boîte jaune et d'un coup de rein évocateur susurre : "Cachou Lajaunie, Lajaunie, hin, hin". Ce sera le jack-pot !

 

 Aujourd'hui, plus de dix millions de petits coffrets jaunes sont vendus chaque année, soit un tous les quatre secondes. Comme dit Mamie : Que la vie sans cachous manquerait de cachet...

 

 

Collection "Les choses de Mamie"

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 13:10

journal"Marseille lave deux français sur trois !

 

 Economique, simple et odorant, le savon de Marseille a récuré le cuir de tous les garnements français. Sans exception... Ce pain de couleur verte ou ocre plonge ainsi l'immense majorité de nos concitoyens en enfance ; à l'intérieur d'un cuvier de métal où l'on verse de l'eau chaude, dans une baignoire où mousse ce savon estampillé du nom de sa fabrique, au bord d'un lavoir où quelques femmes âgées s'échinent à blanchir du linge...

 

C'est aussi un cube qui sent l'été, les vacances, la mer, les voyages...

 

 Depuis le Moyen Age, il est en effet élaboré à Marseille. A cette époque, la Provence dispose en abondance de toutes les matières premières nécessaires à la fabrication du savon : l'huile d'olive tirée des oliviers qui parsèment la campagne, le sel de la Camargue toute proche, la soude extraite d'une plante (la salicorne) qui pousse comme du chiendent autour des étangs environnant.

 

 De part sa situation portuaire, Marseille devient alors le premier centre de production et d'expédition de savons dans toute l'Europe ! On compte 110 savonneries dans la ville en 1924 ! A cette époque, Marseille lave deux français sur trois ! Le cube si connu devient un objet de première nécessité, à l'image du pain et du vin. Il n'est pas cher, efficace et s'use peu..., autant de qualités qui le conduisent sur une étagère de chaque foyer français.

 

 Pourtant, un grand méchant loup étoilé va faire fondre ce produit gravé de la fameuse estampille 72% d'huile. Dans les années 40, l'oncle Sam amène en France des détergents synthétiques, tandis que les premières machines à laver se mettent à ronfler dans les arrière-cuisines. Ces lessives conquièrent le coeur des lavandières françaises. Le savon de Marseille n'ira plus traquer les taches des chemises, des chaussettes et des bleus de chauffe.

 

Comme dit Mamie, tout se perd...

 

Mais enfant, qui ne s'est jamais fait savonner pour avoir reculé devant le bain du dimanche soir ?

 

 

Collection "Les choses de Mamie"

Mamie boit dans un verre Duralex - Mamie porte le n°5 - Le bol de chocolat chaud - Le cadeau Bonux - Les pantoufles - Les pâtes alphabet - Le vélosolex - La "bleue" - Le Bikini - L'accordéon - Super Cocotte -  Mamie roule en DS - Le béret béarnais - Le savon de Marseille - Les cachous Lajaunie - Le couteau Opinel 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 12:59

c3rgjqys"Alexandre 1er meurt  à Marseille.

 

 A Aix-en-Provence, Kerim et Krajli se sont levés tôt. Ils ont pris un petit déjeuner : café noir et cognac. Après quoi ils ont commandé des pastis. Kerim, qui ne fait jamais les choses à moitié, en a bu cinq.

 Un peu avant 13 heures, les deux hommes sont allés chercher dans leur chambre les armes et les grenades.

 

A la patronne, Krajli a annoncé :

- Nous viendrons ce soir pour dîner. Nous aurons très faim.

 

 Depuis quelque temps, Krajli se sent mal à l'aise. Dans quelle galère s'est-il embarqué ? Pourquoi le sort est-il tombé sur lui ? Dans le car qui les emporte à Marseille, son angoisse grandit encore. Il se cache derrière un journal. Vlada - comme toujours - est impassible.

 

Nous sommes le 9 octobre 1934, le Dubrovnik est alors en vue de Marseille. Alexandre achève de revêtir sa tenue d'amiral. Son valet de chambre insiste pour qu'il porte ce qu'il appelle sa "cotte de mailles", un gilet d'acier très fin propre à résister à toutes les balles. Alexandre refuse :

- Non. Nous sommes en France. Nous n'avons que des amis. Et puis, ça me gêne.

 

 Lentement, le bateau glisse vers le port. Une vedette vient se ranger près de l'échelle de coupée, celle du consul général de Yougoslavie à Marseille. En montant à bord, il semble hors de lui. On le conduit au roi. Il s'exclame :

- Sire, ne descendez pas à terre ! Je sais de source certaine qu'un attentat est préparé contre vous !

Alexandre secoue la tête :

- La population m'attend. Un Karageorgevitch ne doit pas reculer.

 

Vlada et Krajli marchent alors sur la Canebière. Sur les trottoirs, une foule heureuse grossit de minute en minute. Elle est plus dense encore place de la Bourse. D'un geste, Vlada désigne à Krajli la place qu'il devra occuper, à l'angle de la rue Saint-Férréol :

- Si j'échoue, fais ton devoir. Si je suis en difficulté, viens vers moi et lance les grenades pour me dégager. Adieu !

Sur ce, Vlada va se placer, lui, à l'angle de la Canebière et de la place de la Bourse. Dans ses poches, il tâte les deux révolvers qui s'y trouvent.

 

 Alexandre monte alors dans la voiture. Le cortège s'avance avec une telle lenteur que Georges Méjat, sa vieille caméra portable à la main, peut courir et le dépasser. Il aperçoit des collègues et un grand nombre de photographes. Tous s'étonnent de n'apercevoir que si peu d'agents de police.

 Un photographe, Geoffroy, remarque que le roi "scrute les fenêtres". Il a peur.

Et il a raison d'avoir peur.

 

 Il est 16 h 15. Le cortège arrive devant la Bourse. C'est alors que brusquement un individu, tête nue et chauve, sortit de la foule, se précipita vers la voiture royale, sauta sur le marchepied en criant : "Vive le Roi !" Armé d'un pistolet automatique, il fit feu à plusieurs reprises en se penchant dans la direction du roi.

 

C'est Vlada qui a bondi. Vlada qui s'étant hissé sur le marchepied, tire à bout portant sur Alexandre.

 

Les policiers accourent de toutes parts. Ils se mettent à tirer, dans tous les sens, de la façon la plus désordonnée qui soit. A quoi bon puisque l'assassin gît à terre ! Il est criblé de balles. Ce tir sans objet va atteindre dans la foule plusieurs personnes.

 Il y a des blessés, des morts. Ma Mamie qui était au milieu de la foule n'y a vu que du feu.

 

 La voiture a continué à rouler. Elle va passer devant la rue Saint-Ferréol où Krajli attend, ses grenades à la main. Il ne les lance pas. A quoi bon ? Il a entendu les balles, il voit Alexandre évanouit dans la voiture. Alors, à travers la foule, il s'enfuit.

 

 Un jeune journaliste, René Barotte, représentant un quotidien fort peu lu, Paris-Soir, a obtenu du locataire d'un appartement situé sur la Canebière l'autorisation de s'installer à son balcon pour mieux voir passer le cortège. C

 e locataire dispose du téléphone, chose alors peu fréquente. Or c'est exactement sous le balcon où se trouve Barotte que Vlada vient de tirer sur Alexandre.

 La réaction du journaliste est immédiate : il court au téléphone, demande Paris, l'obtient en un temps record et, sur-le-champ - en direct - dicte le reportage de l'évènement.

 

 Une heure plus tard, sous l'impulsion d'un génial patron de presse - Jean Prouvost -, le quotidien sortira un numéro spécial tiré à un million d'exemplaires, contenant le récit exclusif de l'assassinat d'Alexandre.

 Paris-Soir est lancé et va connaître l'un des plus gros tirages de la presse mondiale. Le malheur des uns...

 

C'est à partir de ce jour-là que ma Mamie s'est mise à le lire. C'est devenu avec le temps son journal préféré.

 

Avec L'Equipe...

 

 

Collection "Mamie explore le temps"

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 12:59

journal"Le formica.


 Les meubles de cuisine se couvrent de formica, une matière très appréciée car résistante, joliment colorée et facile à nettoyer. Et quelles teintes éclatantes : bleu ciel, jaune, beige ou encore rouge, les cuisines modernes et équipées se parent de toutes les couleurs.

 

 A la maison, Mamie s'est du coup débarrassé sans ménagement et sans regrets des jolies meubles anciens en bois qui ont accompagné "la vie d'avant".

 

 Le progrès permet d'améliorer sensiblement le confort domestique. Il devient même possible d'équiper sa cuisine avec une bombonne de gaz, et de disposer d'eau chaude pour la vaisselle, pour les bains d'enfants et même pour la douche : un véritable luxe ! Pour faire connaître et apprécier ces bienfaits de l'équipement en gaz, les équipements de la cuisine ont été reproduits à l'intérieur d'un camion. De ville en ville, les curieux sont invités à monter dans le véhicule pour apprécier la facilité d'utilisation et les progrès de la technique. C'est la fin de la cuisine au charbon ou au bois.

 

Le salon des arts ménagers se tint de 1923 à 1961 au Grand Palais de Paris. Les hommes ont ainsi leur Salon de l'auto, et les femmes leur Salon des arts ménager ! Le crédit à la consommation voit le jour pour permettre aux Français d'acquérir ces équipements électroménagers, les téléviseurs et les automobiles. A part ça ?



A part ça, Moulinex libère la femme.



 Cocotte minute, aspirateur ou robot ménager, les pères offrent à leurs épousent de jolis appareils censés les combler d'aise en leur simplifiant la vie. Ils vont encore mettre quelques années à comprendre que leurs femmes préféreraient souvent des cadeaux plus personnels...

 

 Tiré à quatre épingle, élégante mais sobre avec son petit tablier de cuisinière, la femme règne en maître dans une cuisine équipée des appareils électroménagers dernier cri et ont désormais de nouvelles aspirations : elles veulent du travail, de l'indépendance et du temps pour elles-mêmes.



 L'apparition des premières montres à pile relève de la modernité la plus extrême. Et que dire des premières montres à quartz et à cristaux liquides qui connaîtront un énorme succès dans les années 70.

 

 Dans un tout autre registre, en 47 Marcel Marceau devient BIP, un drôle de personnage au visage blafard. Comme Chaplin et son Charlot, il développe un style personnel inimitable. Sensible et poétique, le personnage de BIP explore la vie et la société moderne selon un mode tragi-comique, qui se passe de mots et le rend célèbre dans le monde entier.

 

 Côté pub, un jeune bellâtre aux joues douces et à la coupe de cheveux à la mode présente le dernier rasoir en vogue vêtu d'une robe de chambre d'intérieur qu'il porte sur chemise et cravate : un symbole de virilité domestique. Mais bon, le message est passé, Vous qui avez le menton sensible, adoptez Calor.

 

 A part ça, les réfrigérateurs Kelvinator sont gigantesques, l'Aerator Calor ventile les atmosphères estivales, les fours et les lave-linge vont bientôt inonder le marché.

 

 Le plus difficile pour le fabricant n'est plus de vendre mais de calculer la résistance de telle sorte qu'il cesse de fonctionner exactement le jour où a expiré sa garantie.

 Enfin, d'après Mamie.



 Le régime matrimonial est modifié en faveur des femmes. Les époux se marient désormais selon le régime de la communauté réduite aux acquêts. Cette modification a de l'importance : les femmes ont enfin le droit d'ouvrir un compte en banque sans l'autorisation de leur époux.

 

Le monde change. Bientôt la femme sera l'égale de l'homme. Ok d'accord mais comme dit Mamie : "La femme serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente."

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Published by Régis IGLESIAS - dans Ma Mamie m'a dit
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 12:57

journal"Le facteur.


 A la campagne, le facteur passe partout, quel que soit l'état des routes. Pour lutter contre l'isolement des campagnes et pour simplifier la tournée des facteurs, les PTT se dotent de véhicules au début des années 50. Mais en milieu rural, le facteur remet toujours le courrier en main propre à son destinataire et lui rend souvent de menus services.

 

 Il récupère sa tournée dans un coffre urbain. Elle y a été déposée par un service postal motorisé. Le courrier est encore trié à la main et les adresses ne comportent pas de code postal.

 

 Le code postal fait son apparition 1965 pour faciliter la tâche des postiers. Les adresses devront mentionner le chiffre du département suivi de la localité de destination dont les trois premières lettres seront écrites en majuscules : 81 CARmaux, par exemple.

 

 Le télégramme constitue souvent l'unique moyen de communiquer rapidement une information importante. Rédigé dans un style simplifié et envoyé à partir des bureaux de poste par cartes perforées, le télégramme est ensuite directement distribué à son destinataire par le facteur : naissances, décès et heures d'arrivée de train circulent ainsi à travers la France...

 

 

Collection "Mamie est sortie"

Au cimetière - Mamie à Plougastel -  Mamie part en vacances - Mamie à la foire aux bestiaux - Mamie à la fête de la Rosière - Le bal du 14 juillet - Au camping - Mamie au camping - Au Tour de France - Mamie au Salon de l'auto -  Mamie part en colo - Mamie à la poste - Mamie va à l'école - Mamie pique-nique ! 

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Published by Régis IGLESIAS - dans Ma Mamie m'a dit

Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin