"LE SOUVENIR EST UN POETE, N'EN FAITES PAS UN HISTORIEN."
- Recommandation de Mamie -
"Aujourd'hui, avec le petit, on a pris le large. 99 kilomètres - ça use, ça use - à vol d'oiseau et en bateau...
Et en chantant !!! ! *
* " Parés à virer,
Les gars, faudrait haler.
On s' repos'ra quand on arriv'ra
Dans le port de Tacoma."
Rideau.
"Aujourd'hui, à quatre et quart - l'heure du Ricard -, la directrice de l'école nous a appelé pour nous annoncer que le petit pourrait revenir au bercail le 28 mai.
Pour fêter ça, on a sorti le champagne et fait deux pas de danse (vidéo à l'appui). Bientôt la quille !!! !
Ouf ! Applaudissons.
"Jogging International" le magazine n°1 de la course à pied vient de me contacter pour une interview vérité. Extrait :
"Votre premier marathon ?
- A Albi. J'avais lu un article sur Zatopec dans L'Equipe qui disait : "Si tu veux courir, cours un kilomètre. Si tu veux changer ta vie, cours un marathon." Du coup, je me suis inscrit.
La course ? On part du centre-ville avant de longer le Tarn, de passer sous les tunnels en empruntant les routes de mon enfance quand on allait retrouver la famille au camping de Trébas pour pique-niquer au bord de l'eau.
"Un souvenir inoubliable ?
- Marseille-Cassis avec Olive. Sitôt la ligne d'arrivée franchit, on plonge dans la Méditerranée. La mer qu'on voit danser...
Sans oublier Paris (la ville Lumière), Venise (Mon Dieu que la ville éternelle est belle), le Mont Saint-Michel (la merveille de l'occident), Bilbao - un marathon de nuit couru dans une ambiance électrique - et Saint-Tropez.
"Douille douille douille Saint-Tropez...
"Un départ mémorable ?
- Celui de Barcelone, juste avant les coups de canon, la voix de Freddy Mercury s'est élevé vers le ciel au son de "Barcelona". J'en tremble encore.
"Le plus fou ?
- Le marathon du Médoc avec Vincent, Arnaud, Astérix, Bécassine, Maya l'Abeille, Dark Vador et les autres...
Temps officiel : 4 h 44. Mais si on décompte les 23 arrêts pour goûter les grands crus, le stand fromage, le boudin (deux tranches), les huîtres (deux douzaines), l'entrecôte (500 grammes) et la pause-pipi (dix goutes), j'avais la victoire en main et mon poids (67 kg) en bouteilles de pinard.
Mais pour réaliser une bonne performance, on est parti trop tard. Peut-être en hommage à Tonton, parti trop tôt..
"Le plus chaud ?
- Celui de Dakar avec Pat Ewing. En plein cagnard. Un public en liesse, des cris, des mains qui se tendent mais Impossible de boire un coup sur le parcours.
Du coup, on s'est rattrapé le soir au bar de l'hôtel "La détente" qui n'avait jamais aussi bien porté son nom...
"Le marathon le plus fou que vous avez fait ?
- Le Mont-Blanc, évidemment. Dantesque. J'ai franchi la ligne d'arrivée avec mon petit sur les épaules - photo à l'appuie -, mon plus beau souvenir.
"Le souvenir que vous n'avez jamais osé raconté ?
- Genève, il y a longtemps. La veille je retrouve un pote perdu de vue depuis des années et là, la soirée a dérapé : Ricard Ricard Ricard, Whisky Whisky Whisky...
Bref, je me suis retrouvé sur la ligne de départ dans un état second avec la clope au bec quand j'ai vu un Kényan qui me regardait l'air mauvais... Du coup, j'ai voulu me mesurer à lui persuadé que j'allais lui mettre une branlée...
Problème : J'ai tenu un kilomètre - ça use, ça use -, avant d'exploser. Je ne l'ai plus jamais revu.
"Votre marathon le plus rapide ?
- 3 h et deux minutes à Albi. J'aurai pu faire mieux mais la veille j'avais rejoins une nana - une blonde avec des gros nichons - sur la piste tournante de l'Orkiss...
Mauvaise idée.
"Votre marathon le plus lent ?
- Avec Dario. Il avait parié en fin de soirée au Scarabée Club qu’il ferait le marathon d’Albi. Je l’ai accompagné par amitié au cas où…
Résultat : on a fini en 5 H 10, bon dernier. Pour situer, les organisateurs attendaient qu’on passe pour enlever les barrières...
Un grand moment de solitude.
"Un dernier mot ?
- Ceux d'Aïssata Kamara que je ne connais pas : "Au marathon de la vie il y a ceux qui t'abandonnent dès que tu perds ton souffle, et ceux qui te tiennent la main, sans la lâcher quoi qu'il arrive pour atteindre ensemble la ligne d'arrivée ! *
* Propos recueillis par Marie Combes, la Paula Radcliffe Carmausine, actuellement en congé-maternité.
Bon 1er mai à tous et restez chez vous.
"Aujourd'hui, "Midi Olympique" - le Midol - m'a contacté pour une interview exclusive. Morceaux choisis :
"Quel est votre premier souvenir avec la ballon ovale ?
- J'ai neuf ans, à la télé je vois la finale Béziers / Agen qui se termine aux tirs aux buts.
Inoubliable.
"Un souvenir marquant ?
- Le dernier. Après la victoire de la France contre l'Angleterre au Stade de France, on a fêté ça au "Bar à Mines" avec Toursow, Gaëtan et Pierrot. Dans le bistrot, il y a avait des inscriptions sur tous les murs. Dans les toilettes, on lisait : "Fais-moi une P..."
J'imagine que ce n'était pas une Pizza.
"Vos équipes préférées ?
- Toulouse, évidemment. L'Ussap aussi. Les Wasp, une équipe Londonienne - où j'ai servi à la buvette des bières en quantité industrielle à des supporters assoiffés - et Carmaux, champion de France de Rugby en 51.
"51 je t'aime, j'en boirais des tonneaux à me rouler par terre...
" Une bagarre qui vous a marqué ?
- A Toulon, ça envoyait. Et Eric Champ n'était pas le dernier. Mais comme disait très justement mon grand-père : "Le rugby, c'est comme la dinde, sans les marrons c'est vulgaire."
"Vos plus beaux souvenirs ?
- Contre les All Black, en coupe du monde en 99. J'entends encore la voix de Christian JeanPierre : "Essai de Richard Dourthe, essai validé par Fleming, quelle équipe de France !!!" Je me souviens aussi des mots de Galthié avant la mi-temps dans un regroupement : "Regardez-les, regardez-les dans les yeux, ils ont peur..."
Sans oublier, le "V" de la victoire emmené par Thierry Dusautoir en finale de coupe du Monde face au Haka Néo-Zélandais...
J'étais fier d'être Français.
"Vos joueurs préférés ?
- Jean-Marc Aué, évidemment. Benazzi aussi. Sans oublier Laurent Cabannes, Christophe Deylaud et Serge Blanco.
"Un entraineur qui vous a marqué ?
- Guy Novès. On dit souvent que dans la vie, on a que ce qu'on mérite. Il ne méritait pas ça.
"Le souvenir que vous n'avez jamais osé raconter ?
- Un tournoi de Rugby avait été organisé au Lycée. Au premier - et dernier match- , un adversaire traverse le terrain, je l'attends de mains fermes en criant à mes coéquipiers : "Laissez-le moi !!! !"
Résultat : il m'a piétiné comme un vulgaire paillasson avant de marquer l'essai.
Problème : au rugby, manquer un placage c'est comme enculer un collègue, ça ne se fait pas.
Inutile d'écrire qu'à la fin du match, je n'en menais pas large...
"Un dernier souvenir ?
- Les mots de Bernard Laporte - Nanard - : "Les gars, sortez les mains de vos poches parce que si vos couilles explosent il y en a un paquet qui vont devenir manchots..."
* Propos recueillis par Gaëtan, le Philippe Sella Carmausin, actuellement au chômage partiel.
Bon jeudi à tous et restez chez vous.
"Aujourd'hui, la revue "Femmes actuelles" m'a contacté pour une interview exclusive. Morceaux choisis :
"Votre première amoureuse ?
- J'ai neuf ans, je regarde "La folie des grandeurs" avec de Funès et là j'ai eu un coup de coeur pour la Reine (photo à l'appuie) , alors que maintenant - quand je la revois -, elle ne me fait ni chaud, ni froid.
En revanche Meryl Streep c'est autre chose. Aujourd'hui encore quand je vois "Sur la route de Madison", je chiale comme un gosse. Mon côté romantique...
"Un souvenir marquant ?
- J'ai vu mon premier film porno à quinze ans. Avec un pote - dont je ne citerai pas le prénom, parce que je ne suis pas une balance -, on rentre dans un Vidéo Club puis on se faufile - comme ça, l'air de rien - au rayon "Interdit au moins de..."
Passons.
Bref, devant le vendeur, "mon accompagnateur" lance à voix haute : "Tu es sûr que ton oncle veut voir ce film ?"... Réponse de Bibi dans la foulée : "Ecoute Benoit, il m'a dit de prendre ce film et pas un autre !".
C'était écrit sur le script...
"Vous avez choisi quel film ?
- Dallax, un univers impitoyable. A la fin, RJ se tape une chèvre devant le regard interloqué de Bibo pendant qu'Helen Sue profite de l'occase pour remettre sa culotte rose à petit pois...
La fin de mon innocence.
"Quelles sont les femmes qui ont marqué votre vie ?
- Sharon Stone dans Basic Instinct, évidemment. Demi Moore aussi, sans oublier Samantha Fox (j'avais un poster dans ma chambre), Stéphanie de Monaco - je me demande encore pourquoi - et - surtout surtout - Sabrina quand elle chantait "Boys boys boys"dans la piscine ...
Je plonge encore.
"La femme qui vous a fait fondre ?
- Scarlett Johansson dans "Match Point". Pour situer, après avoir vu le film, je me suis remis au Ping-Pong...
Au cas où...
"La femme que vous trouvez épatante ?
- Anne Sinclair. La grande classe. Sans commentaire.
"Le souvenir que vous n'avez jamais osé raconter ?
- Un jour je me retrouve dans une bagnole en charmante compagnie. Pas besoin de vous faire un dessin...
Problème : j'avais chargé à l'apéro et du coup, quand j'ai tourné la langue et fermé les yeux - erreur fatale -, tout est remonté... Je me revois encore ouvrir la porte en catastrophe pour vomir sur le pare-brise de la voiture d'à côté.
Celle de Toursow...
Inutile d'écrire que quand je l'ai croisé le lendemain, je n'en menais pas large...
"Une erreur de jeunesse ?
- J'ai eu une aventure avec la DRH d'une société internationale située dans les Îles Caimans. Une faute grave. L'entreprise est un lieu de production pas de reproduction. Et comme disait très justement Steve : "No zob in Job..."
Vous l'avez ?
"Vos premiers pas au lit ?
- Ce fut poussif. Je ne rentrais pas souvent et quand je rentrais, je ne restais pas très longtemps. La faute à Claudette. Elle avait baptisé mon chichi "Popaul".
Pourquoi pas, après tout.
Du coup, c'était "Il est où Popaul ?" "Interpol est en train de chercher Popaul", "Il est confiné Popaul ?" et j'en passe et des meilleures.
Affreux.
"Un dernier souvenir ?
- Je ne sais plus où c'était. Mais c'est là que jadis à quinze ans révolus, à l'âge ou s'amuser tout seul ne suffit plus, je connu la prime amourette ..." *
* Propos recueillis par Benoît - Ben -, actuellement au chômage partiel.
Bon mercredi ou jeudi à tous et restez chez vous.
"Aujourd'hui, "Tennis Magazine" m'a contacté pour une interview exclusive. Morceaux choisis :
"Quel est votre premier souvenir avec la balle jaune ?
- J'ai neuf ans, après l'école, je file chez ma grand-mère pour gouter ses fameuses tartines à l'espagnole à la tomate et à l'ail. La bise à Pépé devant la télé avant de tomber nez-à-nez sur Yannick Noah à Roland-Garros qui bat - à l'arrache - Tarik Benhabilès en plongeant partout. Le lendemain, j'achetais ma première raquette.
"Vos plus beaux souvenirs ?
- Le service à la cuillère de Michael Chang face à Lendl, les larmes d'Agassi après sa victoire à Roland, Federer / Nadal à Wimbledon, la finale France / Etats-Unis en coupe Davis quand Guy Forget - Guitou - terrasse Sampras. "Jeu, set et match France"...
J'en tremble encore.
"Les plus érotiques ?
- Les jambes de Steffi Graf, la culotte rose de Monica Seles, les seins en poire de Chris Evert et - surtout surtout - la belle Gabriella Sabatini. "Gabriella, tu brûles mon esprit, ton amour étrangle ma vie..."
"Le souvenir que vous n'avez jamais osé raconter ?
- Le tournoi de l'USSPA m'avait programmé un samedi pour un match à 8 h du matin.
Problème : à sept heures, j'étais encore avec les potes sur la piste tournante de l'Orkis - une discothèque malfamée - en train de liquider une dernière bouteille de Ballantine's.
Résultat : Au premier jeu, sur un smash, tout est remonté et avant que le point ne soit terminé j'ai couru aux toilettes pour vomir mes tripes devant un public interloqué. Quand je suis retourné sur le terrain, je n'en menais pas large...
"Votre dernière défaite ?
- Face à Jérémy Chardy au Tennis Club d'Albi. Il avait quinze ans et était déjà au pôle espoir de Pau. J'avais annoncé à tout le monde : "Ce gamin, si j'appuie sur son nez, il va sortir du lait, je vais lui donner une leçon de Tennis..." Résultat : il m'a mis une branlée...
Un peu plus tard, on se retrouve à la buvette, j'entame ma troisième bière - avec les cigarettes qui vont avec -, lui, il finit son jus d'orange avant de me glisser a l'oreille, l'air de rien, la tactique qu'il a utilisé pour me ridiculiser. Inutile d'écrire que j'ai mis un terme à ma carrière dans la foulée pour me consacrer à la peinture à l'huile...
"Le moment où vous vous êtes senti le plus nul ?
- On joue la montée avec Nico, Eric, Poulpi, la Plane et Bibi à Rabastens-Coufouleux. Double décisif avec Yonel. Au troisième set, on est mené 6/5 0/40 trois balles de match contre nous et je rate tout. J'annonce à Yonel qui était au service : "Je ne mets plus une balle, ne compte plus sur moi et prend les choses en main." Il a mis alors cinq ace d'affilés et on a gagné le Tie-break qu'il a survolé. Je n'étais même pas étonné. C'est le seul mec que j'ai connu qui pouvait gagner 6/0 5/0 et perdre ou perdre 6/0 5/0 et gagner.
Merci Yoyo.
"Le moment où vous vous êtes senti le plus fort ?
- A l'USSPA encore, je gagne contre un 3/6 puis je me retrouve contre un - 15. Là, on est sur le haut niveau. Le mec, c'est Djoko, je vois pas la balle et je prend 6/0 en un quart d'heure. Les spectateurs sont morts de rire quand soudain une spectatrice s'assoie en tribune - une blonde avec de gros nichons - et je commence à jouer le tennis de ma vie...
La suite ? J'ai eu une balle de set - raté - et l'Argentin s'en est sorti miraculeusement au Tie-break mais il était tellement dégoûté d'avoir été accroché par un rigolo qu'iil ne m'a pas serré la main, ni payé à boire.
Du coup, j'ai fini au bar avec la blondasse.
Foutu pour foutu.
"Un dernier souvenir ?
- Les mots de Yannick Noah pour son grand-père - pour boucler la boucle - : "Tu es venu ce matin, me dire le chemin et pour me dire que l'amour c'est donner chaque jour..."*
* Propos recueillis par Poulpi, ancien espoir Carmausin, actuellement au chômage partiel.
Bon dimanche à tous et restez chez vous.
"Aujourd'hui, "Les Inrocks" m'ont contacté pour une interview exclusive. Morceaux choisis :
"Quel est le plus beau concert que vous avez vu ?
- Michael Jackson au Stadium de Toulouse avec Pat Ewing. A la fin, des milliers de personnes ont quitté le stade dans un silence de cathédrale. Comme si les mots étaient vains.
C'était absolument divin.
"Le concert le plus émouvant ?
- Jean-Jacques Goldman aux Arènes de Béziers avec le Djé. Carole Fredericks ne faisait plus partie de ce monde.
J'entends encore les voix de JJG et de Michael Jones qui se répondent : "A-t-elle écrit une lettre ? Fini un bouquin peut-être ?..."
D'un coup, Carole est apparue sur l'écran géant : "Une cigarette..."
J'en tremble encore.
"Le concert le plus décevant ?
- Charles Aznavour à Toulouse avec Djé et JD. Il a passé deux heures à critiquer un public indigne de son talent, le tout assis dans son fauteuil.
Imbuvable.
Et encore je ne parle pas des "Sheriffs", à la salle de la Verrerie de Carmaux. "Mayonnaise à gogo", "Mayonnaise à gogo".
Rideau.
"Le plus étonnant ?
- Avec les copains et après un apéro chargé, on est allé à Monestiés voir l'immense Pierre Groscolat qui a attaqué son tour de chant avec : "Lady Lay".
Problème : à l'attaque du refrain, le disque s'est rayé... Pierrot s'est retrouvé sur scène - seul comme un con - avant de partir en courant dans sa loge.
On ne l'a plus jamais revu.
"Le concert le plus improbable ?
- Je me suis retrouvé au Stade Vélodrome de Marseille avec Magic Toursow, invité au dernier moment pour remplacer sa femme qui venait d'avoir sa ménopause. Le concert ? Paul Mc Cartney, himself. Quand il a chanté "Live and Let die" la BO de James Bond, le stade a explosé.
Magique.
"Le plus envoutant ?
- Youssou N'Dour à Dakar. Sur la piste, les Sénégalaises étaient déchainées. Sans commentaire.
"La plus grosse claque ?
- Jean-Louis Aubert aux Solidays à Paris. Une bête de scène.
"Le premier concert ?
- Avec ma cousine Carine, on est allé au Zénith de Toulouse voir Renaud, quand il avait encore un joli brin de voix et avant qu'il boive du jaune en quantité industrielle. Un grand moment.
"Le dernier concert ?
- Pause-Guitare à Albi. Je vois arrivé sur scène un mec en short blanc, chaussettes blanches comme s'il se croyait sur le court central de Wimbledon. Je me dis dans ma tête "Mais c'est qui ce clown ?"
Et là, la musique arrive, magique, puis "André Agassi" se met à chanter : "Tu seras viril mon Kid..." puis il enchaine avec : "Sais-tu ce que tu as fait ma Mère, ma Mère..."
Enorme.
"Le souvenir que vous n'avez jamais osé raconter ?
- Avant le concert de Jackson, avec Pat, on est allé aux Galeries La Faillette. Là, devant nous, un connard qui tient un album du "King of Pop" se voit offrir deux places pour le concert. Ni une, ni deux, on file au rayon disque, on prend des CD de Michael en espérant aussi recevoir des places supplémentaires et les revendre ensuite au marché noir...
Problème : après avoir traversé le magasin en long, en large et en travers, on se barre dégouté après avoir posé les disques au rayon prêt-à-porter.
Résultat : On s'est fait arrêter à la sortie par la sécurité qui était persuadée qu'on était des voleurs de la pire espèce. Inutile d'écrire que quand on s'est retrouvé dans la salle d'interrogatoire entouré de flics armés jusqu'aux dents, on en menait pas large...
"Le plus grand regret ?
- Ne pas avoir vu Johnny. On devait aller le voir avec le Djé mais Toursow lui avait dit que c'était la "pire pipe de l'histoire du Rock and Roll", du coup on est allé voir Aznavour...
Et merde.
"Un dernier souvenir ?
- Miossec en concert à L'Endrevié. Je suis à la buvette en bonne compagnie - une blonde avec de gros nichons - quand j'entends :
« Tonnerre, tonnerre, Tonnerre de Brest, est-ce que toi aussi ça te bouleverse, ces quelques cendres que l’on disperse ? Est-ce qu’aujourd’hui au moins quelqu’un te berce ? … *
* Propos recueillis par Toursow, ancien chanteur vedette des Jovial Frosties - photo à l'appuie -, actuellement au chômage partiel.
Bonne journée à tous et restez chez vous.

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