"Aujourd’hui, nous sommes le 26 Août et nous fêtons la saint « Natacha ».
Présentation : Les Natacha sont plutôt lucides et raisonnables. Elles ont les idées claires et savent exactement ce qu'elles veulent.
Le dicton du jour : « Soleil rouge en août, c’est de la pluie partout …
La réclame du jour : « Ça, c'est du BSA extra piste »
La blague du jour : « Une blonde arrive chez elle complètement bouleversée. Elle dit à sa mère :
- Ecoute, maman, il faut que je te dise… Voilà, je suis enceinte.
Sa mère panique :
- C’est pas vrai ! Mais où avais-tu la tête ?
- Hé bien… sur le volant …
Courrier : Sachez que Mamie a reçu le 26 août 1936 une carte postale où on lisait au dos un mot de Balzac : « L’amour est la seule passion qui ne souffre ni passé ni avenir …
Souvenirs du grenier : « Je me souviens que pendant l’occupation ma mère pleurait en entendant à la radio « Je suis seule ce soir » de Léo Marjane.
En vrac.
La « Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen » est adoptée par l'Assemblée Constituante du 20 au 26 août 1789…
1909. Naissance des auberges de jeunesse.
1944. Te Deum pour la Libération.
le 26 août 1944, le général de Gaulle, chef de la France Libre, descend en triomphe les Champs-Élysées, suivi du général Leclerc et de ses fidèles de la première heure. Acclamé par deux millions de Parisiens, il arrive à la Concorde puis gagne la cathédrale Notre-Dame de Paris. Rien de plus symbolique pour fêter la victoire que ce Te Deum au sein du vaisseau de pierre.
Le général refuse toutefois la présence du cardinal-archevêque Emmanuel Suhard, jugé trop proche de Pétain et du gouvernement de Vichy. Il avait accueilli le Maréchal pour un autre Te Deum dans la cathédrale, quatre mois plus tôt, lors de son premier déplacement dans la capitale depuis le début de l'Occupation. Deux mois plus tôt, le 28 juin, il avait aussi célébré à Notre-Dame les funérailles de Philippe Henriot, ministre de la Propagande de Vichy, abattu par la Résistance…
1970 : En France, des féministes se réunissent pour déposer une gerbe sur la tombe parisienne du soldat inconnu, portant la banderole : « Il y a plus inconnue que le soldat inconnu : sa femme ». C’est la naissance du M.L.F.
Carnet rose.
1885. Naissance de Jules Romain.
C'est d'abord au théâtre que Jules Romains se fait connaître en donnant vie en 1923 au docteur Knock dans une comédie qui fit le bonheur de Louis Jouvet.
Puis il se tourne vers le roman pour donner naissance aux 27 volumes des Hommes de bonne volonté qu'il voit comme une illustration de sa doctrine de l'unanimisme, c'est-à-dire de la peinture des états d'âme d’une société.
1910. Mère Teresa ouvre enfin les yeux.
« Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux. »
1912. Léo Marjane pousse son premier cri.
Portrait : À 25 ans, le 20 mars 1938 à Marseille elle épouse le chanteur Raymondey.
Elle enregistre ensuite C'est la barque du rêve, La Chapelle au clair de lune, son premier grand succès. Cette chanson la propulse au devant de la scène.
Elle enregistre de nombreux titres dont Over the Rainbow ou Begin the Beguine de Cole Porter.
« Je peux dire que j’ai introduit le jazz en France. Dans les années trente, nous étions, Jean Sablon, Jacqueline François et moi, les trois artistes français qui venions chaque année chanter aux États-Unis, où chaque hôtel avait son cabaret. C’est ainsi que j’ai découvert le jazz.
De retour en France pendant l’Occupation allemande, Marjane devient une des plus grandes vedettes de la France occupée.
En 1942, elle remporte un immense succès avec la chanson Seule ce soir, dans laquelle se reconnaissent les centaines de milliers de femmes françaises dont le mari est prisonnier de guerre en Allemagne ; elle accède ainsi au vedettariat.
« Je viens de fermer ma fenêtre
Le brouillard qui tombe est glacé
Jusque dans ma chambre il pénètre
notre chambre où meurt le passé
Je suis seule ce soir
Avec mes rêves
Je suis seule ce soir
Sans ton amour. »
Elle divorce le 20 décembre 1943.
À la Libération, Léo Marjane est poursuivie par les Comités d’épuration pour avoir chanté dans des établissements fréquentés par des officiers allemands ainsi qu’à Radio-Paris.
« Je ne pouvais pas empêcher les Allemands d’entrer. J’étais connue, célèbre, il était inévitable que j’aie beaucoup d’ennemis. Les Français ont eu honte d’eux-mêmes, alors ils en ont voulu à ceux qui étaient sur le devant de la scène. »
Elle ajoute : « J’aimerais bien savoir qui n’a pas chanté ? Et ceux qui prétendent ne pas l’avoir fait n’ont pas de mémoire. Il fallait que je gagne ma vie. »
Le 22 août 1946 à Paris, elle épouse en secondes noces Charles, baron de Ladoucette.
Elle tente de relancer sa carrière, avec Mademoiselle Hortensia, Mets deux thunes dans l’bastringue de Jean Constantin, Je veux te dire adieu de Charles Aznavour et Gilbert Bécaud, et son interprétation de Secret Love de Doris Day et de Monsieur mon passé de Léo Ferré mais « elle ne tient pas longtemps sous le feu des critiques. »
La suite ? « Quand ce n’est plus l'heure, ce n’est plus l’heure. Certains partent trop tôt, d’autres trop tard. Je n'avais plus rien à faire dans ce métier ».
1961. Daniel Lévi fait enfin parti de l’aventure.
« Ce sera nous dès ce soir …
Cinéma.
1946. Sorti du film « Le ciel peut attendre ».
« Le mieux du monde, j'avais mangé tout ce que les médecins m'avaient interdit. J'ai eu un accès de fièvre et quand je me suis réveillé, tout le monde autour de moi parlait doucement en disant du bien de moi, alors j'ai compris que j'étais mort. »
1947. « Le facteur sonne toujours deux fois » est à l’affiche du Lido de Carmaux.
« C'est tout à fait comme, oui comme lorsque vous attendez une lettre que vous avez hâte d'avoir, et vous êtes attentif dans la crainte de ne pas entendre sonner, mais le facteur sonne toujours deux fois, il a sonné deux fois pour Cora, il sonne deux fois pour moi aussi. À vrai dire vous l'entendez toujours sonner la seconde fois, même si vous êtes loin de la porte d’entrée. »
1949. Sortie du film « Le voleur de bicyclette » que Woody Allen le considère comme le plus beau film de l'histoire du cinéma.
Détail : Le personnage principal colle au moment de se faire voler sa bicyclette, des affiches de Rita Hayworth à la sortie du film Gilda en Italie.
1960. « Les vieux de la vieille » sort à son tour.
« En 1924 je l’ai vu soulever une cuisinière. Pas une bonne femme, une cuisinière en fonte …
1961. « La cave se rebiffe » est le film qu'il ne faut pas louper.
« Ça, c'est du BSA extra piste » dit Jean Gabin dans le film. Gabin et Audiard étaient des habitués du Vélodrome d’Hiver et avaient connu cette grande publicité qui ornait la piste, vantant les mérites des roulements de cette marque. Pour eux, c'était le summum dans l'excellence d'un produit.
1987. « Le flic de Beverly Hills 2 » fait un tabac.
« Matez ses nichons ! Oh c’est un miracle des nichons comme ça. Elle en a deux. »
2009. « Un prophète » casse la baraque.
« L’idée, c’est de sortit moins con que quand t’es rentré …
Sport.
1992. Gérard Houllier est nommé sélectionneur de l'équipe de France. Sa mission ? Qualifier les bleus pour la coupe du Monde aux USA.
Carnet noir.
1974. Charles Lindberg n’est plus.
« L'aventure est dans chaque souffle de vent. »
1978. Charles Boyer rejoins les étoiles.
« Après avoir commencé sa carrière en France, il devient l'un des acteurs français les plus célèbres à Hollywood durant les années 1930 et 1940. Se montrant aussi à l'aise dans les mélodrames, Le Jardin d'Allah (1936), Casbah (1938) et Elle et lui (1939), que dans les thrillers, Hantise (1944), il est nommé à quatre reprises à l'oscar du meilleur acteur.
Dans son autobiographie, Ma vie, Ingrid Bergman a dit de lui : « C'était l'élégance et la courtoisie personnifiées ».
Le saviez-vous ? Le 22 septembre 1965, son fils unique, Michael Charles Boyer, né en 1944, se suicide d'une balle dans la tête en jouant à la roulette russe dans sa chambre à son domicile de Beverly Hills. Sa petite amie Marilyn Campbell, 22 ans, venait de lui annoncer qu'elle le quittait. Charles Boyer se trouve alors à Paris.
1980. Tex Avery s’éteint.
« Je lorgnai ses jambes avec la lubricité du loup de Tex Avery …
2013. Hélie Denoix de Saint Marc n’est plus.
Déporté dans le camp de concentration de Buchenwald où il manque mourir (« j'ai trouvé le pire chez les autres mais aussi en moi »), il conserve malgré tout la soif de l'action et fait l'école d'officiers de Saint-Cyr.
Légionnaire parachutiste, il effectue trois séjours en Indochine qui le marquent profondément : les rencontres, les combats (« l’entrée dans ces territoires où rôde la mort, oblige à se hisser à la pointe de soi-même »), le pays (« un monde féérique ») mais aussi l'abandon du village de Talung ensuite massacré par le Vietminh.
Chef de cabinet du général Massu pendant la bataille d’Alger puis commandant au 1er REP, il entre en rébellion lors du putsch des généraux en avril 1961 (« Un homme doit toujours garder en lui la capacité de s'opposer et de résister »). Il se constitue prisonnier, ne rejoint pas l'OAS et est condamné à 10 ans de prison (« L’enfermement peut développer une force intérieure qui peut être plus grande que la violence qui nous est faite »). Gracié 5 ans plus tard, il est réhabilité dans ses droits civils et militaires.
Le mot de la fin est une fois n’est pas coutume de Shakespeare :
« La passion s’accroît en raison des obstacles qu’on lui oppose …
Bonne journée à tous, * **
* « L’Almanach de Matka » (version audio) est disponible sur simple demande en MP contre une histoire passionnelle …
** Demain nous fêterons la saint « Monique ».
Deux qui la tiennent …