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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 00:08

imagesCA5T1R2J"Quarante huit heures plus tard, Gigi fit la connaissance d'Hélène Mac Pherson.

C'était  une femme d'une soixantaine d'années, raffinée et élégante. On sentait à la voir qu'elle avait davantage marché sur des terrains de golf et des
moquettes d'ambassade que sur le ciment d'un garage.

Une vie rangée dans le Connecticut jusqu'à cinquante balais, puis d'un coup d'un seul, Hélène Mac Pherson avait décidé de vivre pour l'aventure.

Elle avait capté la confiance de tous les croupiers du casino de Lacaune en perdant des millions de dollars chaque soir pendant huit jours. Sa réputation de plus mauvaise joueuse de poker du canton avait été rapide à établir. On l'appelait le pigeon et, chaque soir, il y avait un minimum de quarante candidats pour jouer contre elle ; la direction de l'établissement avait dû donner des numéros d'ordre.

Lorsqu'elle eut perdu plus de vingt-cinq millions, Mac Pherson jugea qu'elle avait appâté suffisamment et pensa qu'il était temps de ferrer. elle joua ce soir-là contre quatre propriétaires. Le premier possédait une quincaillerie à Tanus, le deuxième des plantations de maïs à Pampelonne, le troisième une mine de nickel au nord du Michigan et le dernier quatre manoirs et une affaire immobilière faisant un chiffre d'affaires de cent vingt millions de livres sterling.

Lorsque, à trois heures du matin, Mac Pherson quitta la table de jeu, elle possédait une affaire immobilière, une quincaillerie, une plantation de maïs et une mine de nickel.

Elle ne regretta pas sa mise de fond initiale et conclu que les arnaques les plus simples étaient les meilleures. Cependant,  à partir de ce jour, elle commença à éprouver de la difficultés à trouver des partenaires.

Le seul qui voulait l'affronter en fait, n'était autre que Gigi Lapentti.

Gigi avait vu en Mac Pherson l'occasion de se refaire. Et d'une, parce qu'il sentait qu'il était en veine. Et de deux, parce qu'il avait toujours rêvé de posséder une mine de nickel. Sans parler de la  quincaillerie qu'il pourrait toujours refourguer à Ricardo Letellier, vu que les ustensiles l'avaient toujours botté. Et puis, il ne fallait quand même pas déconner, la place d'une femme était à la cuisine ou à l'assemblée nationale, pas à une table de poker. Il allait la plumer en deux coups de cuillères à pot, c'était évident.

Gigi avait donc hâte d'en découdre parce que le rêve était donc à portée de mains.

Et Gigi était le type d'hommes qui avait toujours cru en la beauté de ses rêves... 

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 17:20

Poulbot 2"Toutes nos fautes...

 

 Toutes nos fautes, tous nos péchés, proviennent de trois grands maux : l'orgueil, l'ignorance et la peur.

 L'ignorance, si bien dénoncée par le grand Socrate, est le mal de l'intelligence.

 La peur est le mal qui afflige notre coeur. Comme la connaissance est le seul moyen de vaincre l'ignorance, le seul antidote à la peur, le seul remède... c'est l'amour.

 Car le coeur de l'homme n'aspire qu'à aimer et être aimé. Toutes les blessures de l'amour, qui commencent dès notre enfance, engendrent des peurs qui finissent par paralyser notre coeur et nous faire commettre toutes sortes d'actions mauvaises.

 Le seul mal qu'il faut vaincre, c'est la peur.

 Tous les autres maux : la colère, la jalousie, la tristesse, la culpabilité morbide, proviennent de cet ennemi intérieur. Si tu arrives à dominer ta peur, plus rien ne t'atteindra, plus aucune force mauvaise n'aura d'emprise sur ton coeur.

 Tout le chemin de la vie, c'est de passer de la peur à l'amour.

 Parce que ta destinée est inscrite au plus profond de ton coeur."

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Published by Régis IGLESIAS - dans L'oracle
28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 16:17

photo-3 0349"Montée sur le trône en 1957, la reine Anne devait marquer son règne par une conduite parfaitement dissolue qui mortifia la faible partie de ses sujets qui attachaient encore quelque importance à la reine.

La rumeur publique lui reconnut six amants, mais chacun sait que la rumeur publique est toujours très en deçà de la réalité ; elle en eut deux cent quatre-vingt-dix-sept.

Elle devait donner naissance un soir d'avril 1978 à un garçon qui ne vécut pas mais annonça qu'elle avait déjà une fille prénommée Solange.

Elle avait conçu cet enfant avec le fils d'un garde-barrière de la ligne Carmaux-Albi au cours d'un arrêt impromptu du rapide. L'enfant grandit à Carmaux- sud et dès les premières années manifesta un tempérament puissant et irrespectueux. Bien qu'élevée par des nurses et des gouvernantes de la meilleure société, elle parla couramment l'argot des faubourgs dès l'âge de quatre ans et voulut, dès cette période, devenir championne de boxe.

A l'âge de huit ans, elle comprit tout ce que ce rêve avait d'irréalisable, et décida sous les conseils avisés de Ricardo Letellier de devenir tortionnaire dans un camp de prisonniers à Moulares.

Pendant quelques semaines, elle caressa également l'idée d'être chef de gare puis, jusqu'à son adolescence, rêva d'être prostituée dans un bastringue pour marins.

A sa puberté, elle coucha avec un capitaine de corvette de soixante-trois ans, fan de Daniel Guichard et grand amateur de fessée, qui passait sa retraite dans une propriété à Cagnac-les-Mines.

Puis, après quelques aventures épisodiques, elle devint Miss Saint-Privat, ce qui l'étonna guère, ayant toujours eu l'intuition qu'elle appartenait à une catégorie de gens possédant un destin hors série. Et qu'elle deviendrait un jour, une star.

Une star locale, tout du moins.

Mariée à dix-neuf ans avec un joueur de polo aux oreilles décollées et à la mâchoire proéminente, elle ne tarda pas à le tromper avec une ribambelle de gardiens, de chauffeurs de taxi et de pickpockets professionnels qui envahirent le château de Solages ou plus exactement ce qu'il en restait, l'essentiel de l'édifice ayant été transformé en parkings.

C'est en voyage d'affaires à  Chicago, qu'elle avait décidé de revenir à Carmaux pour passer les fêtes. L'occasion idéale, pensa-t-elle, de retrouver LombardTescano et toute la clique.  

Le moment idéal surtout, de se souvenir de ses souvenirs ...

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Published by Régis IGLESIAS - dans FaceBlog
27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 00:00

6e6c17f2"Pietri Dorando



 Né le 16 octobre 1885, à Mandrio, ce petit bonhomme haut de 1.59 m vécut longtemps à Carpi, et non pas à Capri, comme on l'écrit trop souvent. Si l'homme était petit, la personnalité de l'athlète était grande.

 Confiseur de profession, sa réputation prit une renommée internationale, avec un ensemble de performances qui en dit long sur ses qualités d'endurance. Qu'on en juge ! A Rome, il s'est classé deuxième du 1 000 mètres et premier du 5000 avant de gagner dans la foulée le titre des 20 kilomètres. Rien que ça.

 Le voici au départ du marathon des Jeux de Londres où pour la première fois les concurrents auront à parcourir. 42 kilomètres, 194 mètres et 99 cm, distance qui, à un centimètre près, deviendra classique.

 A trois kilomètres de l'arrivée quand on annonce l'arrivée du futur vainqueur, une immense clameur s'élève des gradins. C'est alors qu'apparaît Dorando en piteux état. Il reste un demi-tour de piste à parcourir quand Dorando, égaré, commence à s'engager dans la mauvaise direction.

 On le remet dans le bon sens. Et voilà qu'il s'effondre. Il s'est évanoui, agité par des compulsions grotesques. Le public est à présent fasciné et horrifié. "Aidez-le !" "Aidez-le !", supplie-t-on là. "Pitié pour lui !", réclament ailleurs des voix indignées.

 C'est l'hystérie collective lorsque Pietri, au prix d'un effort inouï, parvient à se dresser sur ses jambes flageolantes. Autour de lui, propulsés par la crainte du pire, tous ceux qui se trouvaient sur la pelouse sont accourus.

 L'histoire retiendra que parmi eux se trouvait l'écrivain Artur Conan Doyle, le célèbre créateur de Sherlock Holmes. Dorando, nom sous lequel on l'a inscrit par erreur apercevra alors à travers un brouillard opaque l'ombre de Hayes qui refaisait son retard.

 Cinq fois, la même scène se reproduira. Alors rassemblant ses propres restes d'énergie, il rétabliera l'équilibre chancelant de son corps martyrisé. Il franchit alors la ligne d'arrivée, porté littéralement par le Docteur Burger et Jack Andrew. Ils viennent à peine de le lâcher qu'il s'écroule.

 Son calvaire est terminé.

 Il sera finalement disqualifié.

 Immédiatement, il fallut transporter Pietri d'urgence à l'hopital sur une civière. Pendant de longues heures, il resta entre la vie et la mort.
 
 Et quand il reprit connaissance, ce fut aussitôt pour protester contre sa disqualification et donner des évènements une version à... dormir debout :

 "J'étais très bien quand j'ai fait mon entrée sur la piste. Quand j'ai entendu la foule crier et que j'ai su que j'avais pratiquement gagné, j'ai senti un frisson me parcourir et mes forces me quitter. Je suis tombé plusieurs fois mais je n'ai pas perdu conscience et si on ne m'avait pas aidé, je suis sûr que j'aurais pu terminer tout seul."

 Le lendemain, dernier jour des jeux, eut lieu la cérémonie. Le défilé dura plus d'une heure quand, soudain, le comte Bosdari s'écria : "Dorando !"

 Lorsqu'elle le reconnut, la foule lui fit un formidable triomphe. Pietri s'avança alors vers la reine Alexandra. On prononça au micro un simple mot : "Dorando", auquel répondit une ovation extraordinaire. Des milliers de poitrines libéraient d'un seul coup l'angoisse qui les avait oppressées la veille.

 Le héros malheureux s'inclina respectueusement, sa casquette à la main, sans chercher à cacher son émotion. Ce qui suivit appartient à la légende dorée des jeux.

 Mais cela aurait tout aussi bien marquer la fin d'un conte de fées. "Je n'ai ni diplôme, ni médaille, ni lauriers à vous remettre, monsieur Dorando, dit en effet la reine. Mais voici une coupe d'or et j'espère que vous ne rapporterez paas de notre pays que des mauvais souvenirs de notre pays." Pietri s'en saisit et fit un long tour d'honneur qui déclencha des salves d'applaudissements."

 L'histoire de la fin pathétique de cette course fit le tour du monde. Aux Etats-Unis, un jeune chanteur Irving Berlin, se tailla un beau succès en composant une chanson simplement intitulée Dorando.

 Celui qui demeure le plus célèbre vaincu des jeux se fit surprendre par la mort le 17 février 1942, à San Remo. Sa gloire avait été telle en Italie qu'un usurpateur, s'emparant de son identité, avait eu des obsèques grandioses quelques années plus tôt. Lorsqu'il mourrut effectivement, le monde avait d'autres soucis, et il fut enterré discrètement.

Fin de l'histoire. 

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Published by Régis IGLESIAS - dans Il était une fois...
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 18:34

Avertissement : Cet article fait parti de la collection C'est quand le bonheur ?, il s'adresse à toutes les personnes qui ont une âme de villageois...

Boris Cyrulnik est formel.

Le bonheur est provoqué par une représentation, une anticipation, un rêve. Il a une connotation beaucoup plus psychologique et sociale qu'émotionnelle.

A proprement parler, il n'y a pas de zone de bonheur, alors que la zone de l'émotion euphorique existe bien. Elle peut être associé au bonheur, mais je préfère ne pas parler de "bonheur", plutôt d"émotion euphorique". De même, je ne dis pas "malheur" mais "émotion d'angoisse" ou "émotion de détresse".

La prédisposition au bonheur... J'ai parfois utilisé l'expression de "formule chimique du bonheur" dans un sens un peu ironique. La sérotonine est un neuromédiateur qui provoque des sensations d'euphorie, et sa sécrétion peut être augmentée par les antidépresseurs, par la consommation de vin, par une bonne relation humaine ou une bonne pièce de théâtre.

Elle n'est donc pas provoquée uniquement par des déterminants neurologiques, mais aussi par des déterminants culturels.

Certains individus sont génétiquement de gros transporteurs de sérotonine. D'autres au contraire, sont génétiquement de petits transporteurs. Les premiers sont très difficiles à stresser et se remettent rapidement des malheurs. Les seconds sont très émotionnels et se contrarient tout de suite.

Attention, ça ne veut pas dire que certaines personnes sont programmées pour le bonheur et d'autres pour le malheur. Les gros transporteurs de sérotonine sont souvent des preneurs de risques, ils encaissent beaucoup de coups. Au bout d'un moment, à force de lutter contre l'adversité, le cerveau s'abîme, le coeur s'abîme... et le sujet déprime.

A l'inverse, les petits transporteurs de sérotonine, ceux génétiquement "doués" pour le malheur, se savent fragiles. Ils organisent une vie stable et tellement équilibrée qu'ils ne dépriment pas. Aurement dit, nous sommes des être à la fois biologiques et historiques, capables d'évoluer en fonction de l'idée que nous nous faisons de nous-mêmes et de ceux qui nous entourent.

En Afrique, on dit qu'il faut tout un village pour éduquer un enfant. Il faudrait piquer cette idée aux africains. Un couple ou une mère ne peut élever seul son enfant sans prendre le risque de vivre une forme d'enfermement avec lui.

Dans notre société organisée par la technologie et centrée autour de la performance individuelle, on a détruit le village, on a ridiculisé le scoutisme et les autres activités pour jeunes. Il y a une génération ou deux, une femme qui mettait au monde un enfant était glorifiée et entourée. Aujourd'hui, nous avons donc besoin de réinventer un village occidental pour ne pas qu'elle reste isolée. 

Au boulot donc.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Coaching
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 17:15

3610741735-1-.jpg"Olivier Malcor n'arrête pas.

Il est toujours au four et au moulin. Deux joueurs. Deux coaching différents.

"En passant du court n°1 au central j'ai changé de personnage.

Avec Julien, je dois être apaisant. Il est plus cérébral, plus dans la tactique.

Avec Mika, je suis dans l'énergie. Du regard, des gestes, je dois le pousser à aller dans l'attaque.

Je dois être comme leur jeu."

Quand on lui demande de compléter la phrase "Olivier Malcor est un joueur qui...", il a un demi sourire et dit "un joueur qui avait du potentiel mais qui n'y a jamais cru." C'est le noeud de l'histoire.  "J'ai eu de supers entraîneurs, mais je n'ai jamais trouvé celui qui m'aurait révélé. Un joueur qui doit être fort sera fort. Mais je crois qu'il aura toujours besoin de trouver la bonne personne.

Je veux être celle-là pour quelqu'un.

Après avoir longtemps attendue, Malcor en a eu marre. Il avait 25 ans et basculait de joueur à entraîneur. Mais à 25 ans, tu ne sais pas si tu as la connaissance, et si tu n'as pas fait une grande carrière, tu dois prouver plus qu'un autre. Moi, ce que je connaissais, ce sont les émotions du joueur. J'arrive tellement bien à comprendre ce qu'ils ressentent..."

Au début, il se jette à l'eau avec son meilleur ami Jean-René Lisnard. Ce sont les années bohèmes, celles avec les douze fins de mois difficiles.

Il forge, il forge et devient forgeron.

Et comprend qu'il sera psycho-coach. J'entraîne des joueurs mais surtout des hommes. Je crois au verbal, au non-verbal, à ce qu'on dit et à ce qu'on cache. Je suis passionné par les interviews de sportifs.

J'ai un cahier où je colle des articles de l'équipe et je surligne les phrases qui m'interpellent. Ca va de Didier Deschamps à Laure Manaudou, du rugby à l'athlé. Il m'arrive aussi d'aller chercher les transcriptions des interviews de mes joueurs après leur match. J'aime voir comment ils ripostent aux questions."

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le coach du jour...
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 14:00

securedownload[2]"Vous êtes Minoudot ?

- C'est moi.

- Bienvenue chez nous, cher monsieur. Esther Douglas, responsable de cet établissement. Excusez-nous de toutes ces précautions, mais notre clientèle apprécie ces mesures qui permettent la discrétion la plus totale. Vous désirez boire quelque chose ?  Josiane Berthelot va descendre dans quelques secondes.

- Qui vient ici ? demanda Minoudot.

Esther Douglas se servit un petit verre de ce qui semblait être une eau de vie de poire.

- Mais... nous avons toute la ville. J'entends par là, la meilleure société de la ville, celle tout au moins qui sait que le plaisir est souvent synonyme de complications, ceux qui ont certains problèmes amoureux... Venez dit-elle, je vais vous montrer la maison.

Il fut déçu par les premières chambres : c'était les mêmes décors et les mêmes gadgets que partout, salles de tortures, chevalet, chaînes, etc. Elle l'amena devant une porte et l'ouvrit.
- Je crois que vous allez être surpris dit-elle.
Entrez.

Il entra et fut surpris.
Sur le lit, entièrement nue, Josiane regardait le plafond, immobile.

- La ressemblance est troublante dit-il. Jolie travail. C'est en quelle matière ?
- Un mélange de soi naturelle et de plastique à moulage instantané ; la texture reproduit exactement l'impression de la peau. Touchez.

- Extraordinaire dit Minoudot, mais je voudrais connaître la raison de tout cela.
- Très simple : si vous avez envie de coucher avec la femme de votre meilleur ami, une défunte, une actrice célèbre, il suffit d'apporter une photo et votre rêve se réalise.
Il sourit.

- Bien imaginé. Et vous avez des clients ?
- Innombrables. Vous seriez étonné de connaître notre succès.
- Que vous demande-t-on de reproduire ?
- C'est très variable.

 Les veufs inconsolables nous demandent parfois de reproduire leur chère défunte, des fils nous demandent leur mère, des frère leur soeur ; la plupart fixent leur choix sur des actrices, certains sur des femmes illustres. Nous avons dans nos réserves une Jeanne d'Arc, une Marie-Antoinette, une Carla Bruni.

 Un comptable nous a demandé de lui procurer son chef de bureau. Il y a une infinité de possibilités. De plus, pour parfaire l'illusion, vous appuyer sur le bouton à la tête du lit, un magnétophone se met en marche, ilest fixé sur le diaphragme du mannequin.

Minoudot tira un paquet de cigarettes de sa poche.
- Tout cela est passionnant, mais il me reste une dernière question à vous poser : pourquoi avoir fabriqué un de ces mannequins à l'image de Mme Berthelot ?
Esther se mit à rire.
- Pour une première approche en douceur. Essayez, dit-elle, vous m'en direz des nouvelles. Vous avez remarquez que toutes ces dames sont complètes...

Minoudot ferma les yeux.
- Je ne suis pas intéressé. C'est vous que je veux. L'original.
- Mais, je ne vous connaît pas.
- Je m'appelle Marc Minoudot, j'aime la franchise, le naturel, les Celtics de Boston et le whisky.

Il rajouta en partant cette phrase lapidaire : Suivez-moi ! 

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Published by Régis IGLESIAS - dans FaceBlog
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 02:47

"Coup de fil.

11 h 28.

Raphaël Carnetti, mon agent.

Ces deux renseignements me sont fournis par le téléphone, outil permettant de savoir qui appelle, quand on appelle, et ensuite pourquoi on appelle.

- Tu es bien réveillé ?

- Je ne dors plus depuis 4 heures du matin.

- On a rendez-vous avec Gilbert Salinas.

- Formidable, dis-je, je suis fou de joie. Qui est Gilbert Salinas ?

- Un agent et il tient Spielberg par les couilles.

Tout Raphaël dans cette réplique. Un rêveur. Un rêveur qui filait du mauvais coton.

- Je pensais qu'un type comme Spielberg était parvenu assez haut pour que personne, même à l'aide d'une échelle, ne soit capable de lui attraper les couilles.

- Ne déconne pas, bonhomme, il est tombé sur ton blog et il est mordu. Il a déjà contacté Tom Cruise pour interpréter le rôle de Secoïa
Pour Tescano, il voit Nicholson gros commme une maison.  Le casting est bouclé. Renée Zellweger a déjà donné son accord pour interpréter Caroline Bertignac. Al Pacino vendrait père et mère pour jouer Ricardo Letellier. C'est dans la boîte petit."

Al Pacino.

L'heure n'était plus à la rigolade.

Il fallait vite faire sortir Tescano de ce pétrin...

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 16:37

imagesCAB071IW"Elle avança en chaloupant.

Ses hanches décrivaient des houles et, lorsqu'elle lui tendit une longue main frémissante,  Minoudot vérifia sa braguette d'un geste instinctif.

Josiane Berthelot était connue à Mirandol-Bourgougnac. On racontait que, née en Amérique, dès le milieu des années 50, elle avait organisé là-bas des orgies qui avaient fait date pour tous ceux qui, de près ou de loin, s'intéressaient à l'érotisme.

Elle avait, après avoir été une des reine de l'amour à douze, à ving-quatre, à trente-huit, lancé dès 1987 une nouvelle mode qui avait fait fureur : l'amour à un.

Elle avait crée dans l'Aveyron une boîte : le "Masturb Club" qui avait eu un succès monstre. ("On va au M.C., darling ?" avait été la phrase la plus prononcée à Decazeville ces derniers mois. Le sperme recueilli dans des soucoupes était vendu à des laboratoires de recherche. Il y avait des jeux : la plus grande quantité émise, la plus rapide, d'une seule main, des deux, etc.

Vous l'avez bien compris : pas de tabous au Masturb Club.

Josiane organisait mais participait également. Superbe femme aux lèvres humides et aux yeux tendres elle ne pouvait pas sortir sans gorilles châtrés, car aucun homme ne pouvait résister à l'attirance animale qu'elle dégageait. Elle  était le fantasme personnifié de la gente masculine qui rêvait de la posséder.

Elle s'approcha dangereusement de Minoudot et lui caressa l'oreille droite, avant d'ajouter :

- J'ai ma chambre en haut murmura-t-elle ; viens, je ne peux plus attendre.

Il éclata de rire, faillit envoyer sa paume ouverte sur l'omoplate d'un de ses gorilles, mais il reteint son geste à la dernière seconde - il n'aurait su dire pourquoi.

- Cas typique de nymphomanie, dit-il ; ou d'érotomanie, j'hésite encore entre les deux, j'ai l'adresse d'un psychiatre, dites-lui que vous venez de ma part, il vous fera un prix.

Elle marqua le coup, mais ce n'était pas la nana à rester sur un échec ; elle avait toujours eu tous les hommes qu'elle avait voulus et celui-là céderait comme les autres.

- Je te veux, dit-elle, tu es le seul ce soir à être un homme.

Il alluma une Marlbiche et cracha dans la fumée.

- Tire-toi, dit-il, je baise qui me plaît.

Contrairement à ce qu'on eût pu croire, Josy ne se vexa pas : elle sembla même aimer ce tutoiement brutal. Elle savait déjà qu'avec Minoudot, elle avait tapé dans le mille et qu'elle ne lâcherait plus sa proie...

Tôt ou tard, Minoudot rejoindrait la longue liste de ses amants, un nom de plus en somme, et enfin, le conte de fée deviendrait un compte de faits...  

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 16:22

Poulbot"Existe-t-il une volonté supérieure...

 

 Existe-t-il une volonté supérieure à la mienne qui guiderait mes pas sur un chemin tracé d'avance ? Peut-on échapper à ce que la sorcière appelle le destin ?

 Qu'est-ce que le libre-arbitre ?

 La communion des saints, cela signifie que tous les humains sont reliés entre eux par un destin commun et que des fils invisibles nous relient les uns aux autres.

 N'est-il pas contradictoire d'affirmer d'un côté que l'homme est libre de créer sa vie, et de l'autre qu'il est soumis au déterminisme astral ?

 Ce dont je suis sûr, c'est que les astres ne déterminent pas. Pour Ptolémée, l'influence astrale, qui donnait le caractère de l'individu, s'ajoutait au conditionnement familial et l'homme conservait toujours une part de libre-arbitre face à toutes ces influences. Il n'y a donc aucun déterminisme absolu, aucune fatalité.

 On n'échappe jamais totalement à son conditionnement, qu'il soit familial, collectif ou astral. L'homme reste marqué toute sa vie par sa langue, son éducation, son caractère inné, que sais-je encore !

 Mais par l'exercice de son libre arbitre qui réside dans la partie la plus spirituelle de son âme, c'est à dire son intelligence et sa volonté, l'homme peut faire des choix qui orientent son existence, ses pensées et ses actions dans une direction qui n'est pas uniquement le fruit de son caractère, de ses désirs, de ses instincts, ou bien encore des préjugés de la tradition qu'il a reçue. 

"On ne naît pas libre, on le devient."

- Mais tous les évènements du destin proviennent-ils seulement du caractère ? N'existe-t-il pas certaines rencontres, certaines épreuves ou certains évènements heureux qui sont écrits depuis toujours ?

 Bien sûr ! Je crois en effet aussi que la Providence divine a voulu mettre certains évènements heureux ou malheureux, sur notre route.

 Nous n'y échapperons pas. L'un aura un grave souci de santé, tel autre rencontrera un maître spirituel à un moment important de sa vie, un troisième tombera amoureux d'une femme bien précise. Mais chacun pourra réagir librement face à ces évènements programmés par le destin.

 L'homme malade pourra se plaindre contre son sort et gémir toute sa vie ou bien sortir intérieurement fortifié et grandi par cette épreuve ; le jeune homme pourra suivre on maître spirituel ou bien continuer son chemin; et celui qui est amoureux pourra épouser cette femme ou bien en choisir une autre.

 Les astres sont des signes que la Providence a posés pour nous permettre de mieux nous connaître et de déchiffrer les arcanes de notre destiné, mais nullement pour nous orienter de manière absolue. Il faut les regarder comme des phares qui nous éclairent et non comme des causes qui nous aliènent.

 Pour Platon, l'âme humaine, tant spirituelle que psychique, transmigre de vie en vie et choisit de nouvelles existences en fonction de ce qu'elle a déjà accumulé comme expériences dans ses vies intérieures. Elle possède déjà un caractère qui va se mêler à l'atavisme du nouveau corps qu'elle choisit de prendre.

 Mais elle possède aussi des connaissances, des émotions, des dispositions spirituelles plus ou moins élevées, acquises lors d'autres vies.

 C'est ce qui fera que tel enfant à une peur inexpliquée de l'eau parce qu'il est mort noyé dans une vie précédente, ou bien une disposition étonnante pour la musique ou la science, car il avait déjà accumulé des connaissances en ces domaines.

 Quoi qu'il en soit, je suis entièrement convaincu de trois choses. La première, c'est que nous naissons avec un bagage psychique important qui nous conditionne au moins autant que les conditions matérielles de notre naissance, comme notre famille ou notre pays.

 La deuxième est que notre existence n'est pas que le fruit du hasard et contient déjà en germe, dès la conception et la naissance, ce que nous sommes appelés à devenir.

 La troisième enfin, c'est que la vie est une sorte d'école dont le seul but est d'apprendre à connaître et à aimer. Pour cela, nous traversons toutes sortes d'expériences, agréables ou douloureuses, qui nous permettent de progresser. Un parcours initiatique en somme, semé de rencontres, d'obstacles et de coups de pouce du destin.

 Vient enfin la question du libre arbitre. Il ne réside pas dans le choix de son caractère et dans la manière dont il va répondre aux évènements de sa vie. Représente-toi l'homme tel un acteur sur une scène de théatre qui doit jouer un rôle précis, écrit à l'avance par quelqu'un d'autre. La marge de manoeuvre de l'acteur ne consiste pas à changer ce rôle, mais à l'interpréter à sa manière, du mieux qu'il peut.

 Ainsi ne reconnaît-on pas un grand acteur à ce qu'il joue un prince ou un valet, mais à la manière dont, prince ou valet, il joue son rôle.

 Peu importe dès lors d'être né riche ou pauvre, d'avoir une destinée humble ou glorieuse, d'être homme ou femme, de mourir jeune ou vieux, seul compte le fait d'investir sa vie de manière lucide, profonde, juste. La liberté humaine réside davantage dans la manière de vivre que dans les modalités de vie, qui nous sont en grande partie dictées par une force supérieure.

 L'humanité entière progresse lentement vers un mystérieux accomplissement collectif. Certes, elle n'en maîtrise ni les paramètres de base, ni l'échéance. Mais elle demeure libre de tracer la direction et la forme de cette marche commune, à travers des choix collectifs et les choix personnels de tous les individus qui la composent.

 Qu'on le veuille ou non, nous sommes tous reliés et solidaires les uns des autres.

 Toute action ou pensée positive d'un seul homme élève et aide l'humanité toute entière, alors que l'action ou la pensée négative d'un seul homme abaisse et affaiblit toute l'humanité."

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Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin