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2 mars 2019 6 02 /03 /mars /2019 18:37
Les souvenirs d'Arletty

"Je suis comme je suis ...

Elle pousse ses premiers cris au 33, rue de Paris à Courbevoie, rive gauche de la Seine. Née sous le signe du Taureau, terroir et concret, elle sera, n’en déplaise aux imaginatifs, plus fourmi que cigale. Econome.

En ces années de la in du XIXe siècle, Zola crie son « J’accuse ». L’impératrice Elisabeth d’Autriche vient d’être assassinée à Genève. L’affaire Dreyfus divise les Français.

Dans son berceau, le bébé pressent qu’elle ne va pas s’ennuyer dans ce monde où l’on s’engueule…

 

Puteaux est une Italie miniature à cette époque, envahi par des exilés qui ont fui la guerre civile. C’est en chantant O Sole Mio que vous vous imprégnez de la véhémence napolitaine…

1905. La fête à Neuilly s’étale sur plus de deux kilomètres. Tintamarre ronflant des orchestres, limonaires et manèges. Juchée sur les épaules de votre père, barbouillée de guimauve, suçotant un mirliton, vous êtes émerveillée par la foule, les cris, l’odeur des frites, de moules et de nougats.

Grand spectacle, fête provisoire, comme un décor de cinéma. Est puis, il y a la Goulue. Un personnage du siècle. Et Louise Weber qui fait fureur en reine du canacan. Blonde, grande, les cheveux sur le front, des rouflaquettes etc es risettes. un ruban noué dans le cou et soixante centimètres de froufrous et de dentelles qu’elle faisait virevolter.

Dans les journaux de l’époque on notait poliment qu’ « elle avait le feu aux fesses ! »

Les filles sont belles « au coin d’la rue là-bas ». Sous les réverbères, les racoleuses parfois en robe de soirée, tour de cou de lapin, attendent leur clientèle.

A la sortie des usines, entre midi et une heure et demie, on faisait cercle autour des gars qui venaient avec leur accordéon, leur mandoline, et on chantait des chansons. C’était comme ça la vie là-bas. Y avait pas de pauvres. Beaucoup de gaieté.

1912. Enlèvement de la Joconde. le célèbre tableau de Léonard de Vinci disparaît du Musée du Louvre. Mona Lisa se fait la malle. On la cherche partout.

Les journaux ne parlent que de ça. Dans la rue, nous les gosses, on chantait :

« On a retrouvé la Joconde,

Avec sa petite gorge ronde.

Elle était en Italie

en train de fauchera des macaronis. »

 

Et puis, il y a eu aussi la « bande à Bonnot », belle histoire de voleurs. Tout le monde les cherchait, même nous les mômes. Tout le monde les voyait partout.

Et puis ce fut l’été 1914. Un nom résonna partout : Sarajevo. la guerre commença. Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès est assassiné par un jeune de vingt-huit ans, Raoul Villain. A la Brasserie du Croissant,  rue Montmartre.

Le samedi et le dimanche, on dépensait plus que d’habitude. On appelait « faire sauter l’anse du panier ».

La suite ? Sacha Guitry triomphe au Palais-Royal, avec Yvonne Printemps. Et après 1561 jours de guerre, les canons ferment leur gueule. La colombe de la paix, traitresse, prend la relève de la « der des der »; elle amène dans son sillage la grippe espagnole. Bilan : des millions de morts en paix !

 

Aux tôtés d’une actrice anglaise et de Mirka, la danseuse des jolies Bergères, vous chantez des « gueuseries » du genre :

« C’est nous les petites bourelles

des tortures corporelles

Pour une bagatelle

On coup, on écartèle

on tenaille les mamelles

on retourne les prunelles

on pince les parties naturelles

C’est nous les p’tites bourelles. »

 

Il y a Clara Ward, princesse de Chimay, la première « femme nue » de l’histoire du music-hall. Il y a aussi Maud Loty, surnommée « la reine du théâtre en pyjama », parce qu’elle apparaît souvent en déshabillée. Elle a créé « Il m’a vu nue, toute nue », chanson que Mistinguett rendra célèbre.

C’est bon alors de prendre le temps de vivre dans  Paris, capitale des troquets.

Parmi les excentricités, une jeune noire américaine, plutôt d’aspect timide, arrive à Paris. Elle s’appelle Joséphine Baker. Vous : « Quand on arrive à Paris avec deux bananes, quelle réussite ! »

 

Sur l’air de « Y a d’la joie » qui venait tout juste de sortir, je chantais :

« Blum !

Mon petit coeur fait Blum ! »

 

J’ai joué dans « Le jour se lève », avec Carné (annagramme d’écran) et Jacques Prévert, le poète.

Puis dans Circonstances atténuantes de Jean Boyer. « Pas folle la guêpe » restera.

De Gaulle, futur général de la France libre, ayant aimé Marie-qu’à-d’ça, fredonne les paroles de Jean Boyer : « Elle était jeune et belle, comme de bien entendu… » Les soldats partiront au front cet air de Georges Van Parys à la bouche.

Pendant la guerre, les salles de cinéma deviennent des rouges pour les Parisiens, car elles sont bien chauffées. On y projette des productions de la Continental et de la Toi, firmes allemandes. C’est l’époque des bobards. On prétend que Goering est mort. Que de Gaulle est le fils naturel de Pétain…

Puis c’est « Les enfants du Paradis ». Ou je joue Garance, au sourire de Joconde, la demi-déesse au nom de fleur. Sa chanson est son hymne :

« Je suis comme je suis,

Je suis faites comme ça,

Quand j’ai envie de rire,

Oui, je ris aux éclats !

J’aime celui qui m’aime,

Est-ce ma faute à moi

Si ce n’est pas le même,

Qui m’aime chaque fois ? »

 

Un vent de panique souffle sur ces gens qui furent « très occupés »… et les autres ! Dans les bagarres, on ne fait pas toujours le détail. Georgel chante opportunément : « La vie commence demain ! »

J’ai été ensuite emprisonnée au dépôt. Il y avait la mère d’Edith Piaf. Du côté des hommes, Tino Rossi chantait Ave Maria à la messe dominicale.

Je me souviens d’Yvonne Printemps, elle avait un charme etc exceptionnel Sacha disait d’elle : "dons de Dieu de dons de Dieu ! "

Un mot enfin de Jacques Prévert :

« Elle est d’ailleurs

Comme la mer

ou comme une ville

Calme mouvementée lucide ingénue marrante…

Arletty

Elle est merveilleuse."

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Published by Régis IGLESIAS - dans Les souvenirs de ...

Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin