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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 01:57

Depeche"Bonux.


 On plongeait bien souvent une main gourmande dans le baril en carton multicolore. A l'intérieur, dans la poudre blanche qui sentait bon la lessive, un petit sac en plastique cachait un trésor qui offrait une poussée d'adrénaline : le cadeau bonux, encore plus célèbre que celui du magazine Pif-Gadget.


Un jour d'août 1954, deux ingénieurs de Cincinnati débarquent à Marseille, avec pour mission de bâtir une usine de fabrication de lessive. Le baril Bonus, qui s'appellera plus tard Bonux, est mis sur le marché français en 1958. Il est accompagné du slogan "La lessive au cadeau".


Dans chaque paquet est joint un petit jouet en plastique qui va du yoyo jusqu'au char AMX 13 dont il faut assembler les pièces ! Ce concept est testé partout mais c'est en France qu'il fera un tabac.


Les français, joueurs dans l'âme, s'arrachent ce "cadeau à 1 franc" qu'ils collectionnent (il y aura plus de 1 000 cadeaux Bonux différents).


"T'as eu ton permis dans Bonux ?" était d'ailleurs l'expression favorite de ma Mamie.


Malheureusement, la sympathique babiole disparaît en 1990, victime d'une loi stipulant que la prime ne doit pas dépasser un certain pourcentage du prix du produit. Mais les jeunes mères qui le collectionnaient durant leur enfance vont le réclamer et il fera son retour en l'an 2000 entraînant une augmentation très importante des parts de marché...


Je ne sais pas pourquoi je vous parle de ça, ma Mamie n'a jamais acheté de lessive Bonux.

 

 

Collection "Les choses de Mamie"

Mamie boit dans un verre Duralex - Mamie porte le n°5 - Le bol de chocolat chaud - Le cadeau Bonux - Les pantoufles - Les pâtes alphabet - Le vélosolex - La "bleue" - Le Bikini - L'accordéon - Super Cocotte -  Mamie roule en DS - Le béret béarnais - Le savon de Marseille - Les cachous Lajaunie - Le couteau Opinel 

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Published by Régis IGLESIAS - dans Les choses de Mamie
15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 01:00

Depeche"Le pied... en charentaises.

 

Osons tout de suite la question qui fâche : le Français est-il pantouflard ?

 

Depuis qu'il en a la possibilité, il glisse avec délectation ses deux pitouc dans un chausson douillet, passé aujourd'hui à la postérité. Son nom ? La charentaise...

 

Paradoxalement, si cette pantoufle symbolise par excellence un  univers quiet et reposant, c'est dans les fracas de la guerre que l'on signe son acte de naissance. 

 

 En 1660, face à des conflits menaçants, Louis XIV charge son ministre Colbert de bâtir un arsenal qui puisse devenir un lieu de "refuge de la défense" pour le pays. Le choix de Rochefort, en Charente-Maritimes, est arrêté. Un vaste port de guerre, avec des fortifications érigées par Vauban, est construit et accueille de très nombreux soldats. 

 L'intendance va alors commander aux artisans locaux de grandes quantités de feutres pour fabriquer les uniformes des militaires. A la découpe, cette étoffe que l'on fabrique en foulant la laine laisse de nombreux rebuts. Ces derniers sont recyclés comme pantoufles que l'on glisse dans les sabots à la place de la paille.

 

Plus tard, un cordonnier de la ville à l'idée de poser une semelle rigide sous cette enveloppe de feutre. La charentaise a presque sa réputation établie. Il ne lui manque qu'un coup de main pour la voir chausser le pied de tous les Français. Un motif de type écossais, une technique de fabrication dite du "cousu-retourné" qui apporte confort et chaleur sera sa marque de fabrique...

 

 Une entreprise contribuera aussi à la populariser et en faire un chausson mythique. Vendant à leurs débuts godillots et galoches sur les champs de foire, la famille Rondinaud va entamer un virage important après la guerre. Elle va se spécialiser dans la fabrication de la charentaise qui va être exportée dans le monde entier.

 

Si la charentaise est si connue et liée aux Français, c'est qu'on l'associe au foyer familial retrouvé après le travail, au feu de cheminée, au journal du soir, au fauteuil dans lequel on s'enfonce, au verre ballon chauffé au creux de la main (la Charente n'est-elle pas le pays du Cognac et du pineau ?). Cette image finira pourtant par la desservir. Son côté papy, casanier, débonnaire devient "has been". Fort heureusement, cette charentaise retrouve aujourd'hui du poil de la bête.

 

Mais bon, comme dit ma Mamie : "Il y a des pantouflards qui ne portent jamais de pantoufles et des personnes qui portent des pantoufles et qui ne sont pas pantouflardes pour un sou."

 

Il n'y a pas de règles !

 

 

Collection "Les choses de Mamie"

Mamie boit dans un verre Duralex - Mamie porte le n°5 - Le bol de chocolat chaud - Le cadeau Bonux - Les pantoufles - Les pâtes alphabet - Le vélosolex - La "bleue" - Le Bikini - L'accordéon - Super Cocotte -  Mamie roule en DS - Le béret béarnais - Le savon de Marseille - Les cachous Lajaunie - Le couteau Opinel 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 00:16

journal"Les pâtes alphabet.

 

 Jean- Marie Carret et Claudius Rivoire savent-ils qu'ils ont soulagé des millions d'enfants à l'heure du repas ? En les aidant lors de la terrible soupe quotidienne - celle qui fait grandir - par une distraction récréative fort agréable... En offrant aux plus petits le loisir de réviser grammaire et alphabet avec les plus grands.

S'instruire tout en mangeant !

Pour la petite histoire, ces "vermicelliers' tel est leur nom à l'époque, vont fabriquer en 1922 de toutes petites pâtes symbolisant les 26 lettres de l'alphabet grâce à une presse à macaroni.

 Un coup de génie.



 Tout le monde se rappelle du jeu qui consistait à les traquer au fond de l'assiette pour les étaler ensuite sur le bord. On écrivait alors le prénom de son amoureux, le surnom de son frère, des gros mots pour les plus délurés... En famille, le divertissement favori passait par l'écriture de son prénom le plus vite possible.

 C'était d'ailleurs l'un des conseils de la maîtresse de maison lorsque la soupe était trop chaude. Cet exercice était un illustre exemple de l'apprentissage de la différence pour les enfants. Quand on s'appelait Marie-Caroline ou Jean-Emmanuel, on mangeait la soupe froide, et quand par bonheur vos parents vous avez baptisé Léa, Paul ou Régis, vous vous bruliez la langue...


Tout ça pour dire que j'ai appris à lire chez Mamie en 81 grâce à ses pâtes alphabet 
et que je me suis brûlé la langue.

 

 Rideau.

 

 

Collection "Les choses de Mamie"

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 00:09

café"La mini.

 

 En 1964, la présentatrice de télévision Noëlle Noblecourt est licenciée de l'ORTF pour avoir osé montrer ses genoux à l'écran.

Pourtant, la minijupe sera lancée par André Courrèges en 65. Courte, droite ou plissée, elle remportera un succès immédiat.

Portée avec des bottes, elle deviendra même l'un des symboles de la femme moderne et émancipée. 


Bientôt la minijupe ne choquera plus.


Ma Mamie m'a dit qu'une fois, elle avait essayé la minijupe d'Yvette dans la salle de bain. Elle l'a enlevé aussi sec. Du coup, personne n'a jamais vu Mamie en minijupe.


Même pas papi.

 

 

Collection "Les choses de Mamie"

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 00:03

Scan 2"Le bikini.

 Le 13 avril 1946, Marthe Richard fait voter la loi qui impose la fermeture des maisons closes. Près de deux mois plus tard, une affaire tournant autour du corps des femmes secoue à nouveau le pays. C'est un homme, du nom de Luis Réard, qui en est à l'origine. il va non seulement affoler la France, mais aussi la planète et bouleverser la physionomie des plages du monde entier. 


 Pendant la guerre, ce brillant créateur rejoint l'entreprise de bonneterie dirigée par sa mère. Voulant innover, Louis ne va pas faire dans la dentelle. Il a l'idée de confectionner un maillot de bains révolutionnaire, réduit à son minimum : moins d'un mètre carré de tissu, un bandeau pour le haut, deux triangles inversés pour le bas et le nombril que l'on dévoile pour la toute première fois. On est bien loin du maillot de plage des années 30, en laine tricotée, qui pèse 500 grammes lorsqu'on l'enfile et plus de trois kilos lorsqu'on ressort de l'eau...


 La nouveauté de cette pièce est telle qu'aucun mannequin professionnel n'accepte de lui prêter ses courbes. Il fera donc appel à une danseuse nu du casino de Paris, Micheline Bernardini.


 Le 1er juillet, à quatre jours du défilé, le couturier apprend avec le monde entier que les Américains ont fait exploser une bombe atomique surpuissante sur l'atoll de Bikini, dans l'océan Pacifique. L'écho est énorme, tout le monde en parle.

 Louis Réard, provocateur et génie du marketing avant l'heure, claque des doigts : il baptise "bikini", son maillot sulfureux et explosif. Il va créer un énorme scandale. Il est interdit en Italie, en Espagne, au Portugal. Les préfectures françaises le prohibent sur la côte Atlantique mais pas sur la Méditerranée. Le maire de Biarritz a même recours à un décret municipal pour le bannir de ses plages.

 Pour Madame Thorez, cette mode bourgeoise humilie la classe ouvrière car le prix du bikini correspond au tiers du salaire d'une dactylographe. Outre-Atlantique, il est aussi proscrit des films hollywoodiens et des concours de beauté. Dépité, Louis Réard retourne à ses bonnets et ses culottes en coton.

 

Il faudra attendre dix ans et que Marilyn s'affiche en bikini dans Les hommes préfèrent les blondes, imitée ensuite par BB pour relancer la machine. Le bikini va alors devenir le symbole de l'émancipation des femmes.


 Bravant l'interdiction du Vatican prononcée en 64 contre ce scandaleux mini-maillot de bain, le bikini se répand sur les plages. L'heure est à l'émancipation du corps et à la sensualité. A l'indignation générale d'une grande partie de la population, des jeunes femmes audacieuses osent même déjà se montrer les seins nus sur les plages de Saint-Tropez


Les premières boutades des hommes fleurissent alors sur la plage, tel ce ministre cabotin qui déclara un jour : "Le bikini révèle tout d'une fille, sauf le nom de sa mère."

 

Ma Mamie n'a jamais porté de bikini. Ses filles non plus d'ailleurs...

 

 

Collection "Les choses de Mamie"

Mamie boit dans un verre Duralex - Mamie porte le n°5 - Le bol de chocolat chaud - Le cadeau Bonux - Les pantoufles - Les pâtes alphabet - Le vélosolex - La "bleue" - Le Bikini - L'accordéon - Super Cocotte -  Mamie roule en DS - Le béret béarnais - Le savon de Marseille - Les cachous Lajaunie - Le couteau Opinel 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 23:54

Scan 2"La mobylette bleue.

 

 La guerre est terminée. En 70 ans, la France a subi trois conflits qui ont saigné quatre générations. Le pays doit maintenant se reconstruire et avancer. Il a pris beaucoup de retard, notamment sur le plan mécanique. Sur les routes encore défoncées ne circulent que des bicyclettes sur lesquelles femmes et hommes ahanent.


 Charles Benoît, bricoleur jovial et génial, sera leur sauveur. Le solex vient de faire son apparition, il faut se dépêcher...

Il se met à la tache avec ses associés et en 49, après maintes améliorations, l'engin est mis sur le marché. Son nom administratif est le cyclomoteur, mais il passe rapidement dans le langage populaire sous le diminutif de mobylette
. Celle-ci va séduire tous ceux qui se déplacent à vélo pour leur travail et n'ont qu'un revenu encore modeste.

 La mobylette possède en effet un rapport qualité / prix imbattable et sa robustesse séduit. Son cadre ouvert plaît aux hommes et son réservoir placé sous la selle (qui évite tout contact et projections sur les vêtements) séduit les femmes ! Et puis, avec son guidon à branches relevées et sa selle large, elle est très confortable. Au fil des ans, la mob va prendre du galon. Une vraie légende vient de s'élancer sur les routes départementales de France...  

 Elle deviendra la fameuse "bleue" dénommée ainsi à cause de sa couleur de ciel d'été et fera le bonheur de ceux qui n'ont pas le permis et qui transportent leur chien de chasse sur le porte-bagage ou les poules ramenées du marché... Elles sera aussi plébiscitée par les jeunes, leur apportant liberté et indépendance à petit prix. Pour certains, la bleue est même presque plus qu'un véhicule, tout simplement un art de vivre, une certaine façon de se déplacer.

Comme toutes les stars, l'âge finira par lui donner des rides. Aujourd'hui, seule une entreprise publique comme la Poste en acquiert plusieurs centaines par an. Du coup, la mobylette bleue est devenue... jaune !

 

Qu'importe, ma mamie ne s'est jamais séparée de sa mobylette bleue.

Jamais !

 

 

Collection "Les choses de Mamie"

Mamie boit dans un verre Duralex - Mamie porte le n°5 - Le bol de chocolat chaud - Le cadeau Bonux - Les pantoufles - Les pâtes alphabet - Le vélosolex - La "bleue" - Le Bikini - L'accordéon - Super Cocotte -  Mamie roule en DS - Le béret béarnais - Le savon de Marseille - Les cachous Lajaunie - Le couteau Opinel 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 19:05

Scan 2"Le piano à bretelles.


Aux yeux des étrangers, l'accordéon est l'instrument de musique qui nous fait tous lever et danser.


Le "piano à bretelles" commence sa vraie vie hexagonale en 1852, alors que M. Bouton fait breveter son accordéon à touches-piano. Les gens découvrent alors un instrument qui déhanche, vit, souffle... et les incite à en faire de même.

Petit à petit le "branle-poumon", comme on le surnomme aussi gagne les guinguettes parisiennes où il se substitue à la musette, un vieil instrument à vent proche de la cornemuse. L'accordéon peut en effet réaliser le rythme aussi bien que la mélodie. Il remplace à lui tout seul un orchestre, ce qui lui vaut une place grandissante dans tous les bals populaires. Cet accordéon représente "La Belle époque" des années 1900, son insouciance, son vent de liberté...

On compte alors au début du siècle pas moins de trente fabricants français, localisés surtout dans les villes de Brive, Tulle ou encore Sarlat.

Après la guerre de 14/18, dans la joie d'une paie retrouvée, la passion pour l'accordéon s'enracine. Il est partout : dans les cafés, les banquets républicains, les bals de plein air... Il s'invite sur les scènes des musics-halls, enflamme les dancings comme le célèbre Balajo. Il devient l'instrument populaire joué pour le 14 juillet et pour les étapes du Tour de France...

Le piano à bretelles apporte aussi avec lui des danses inconnues comme la polka, la valse, la java ou le tango...

Les parisiens le baptisent alors "boîtes à frissons", tandis que les prêtres de Bretagne le désignent comme la "Boest an diaoul" - la boîte du diable - car ces nouveaux entrechats près du corps sont autant d'incitations à la débauche !

Dans les années 40, le bal musette offre toujours une place centrale à l'accordéon, mais se marie volontiers avec une guitare, un banjo ou une batterie de jazz.

Après la Deuxième Guerre mondiale, l'accordéon s'essoufflera. Le chanteur Antoine ira même jusqu'à chanter : "
Ton accordéon nous fatigue Yvette... Si tu jouais plutôt de la clarinette".

Tout ça pour dire que ma mami a rencontré mon papi à un bal populaire sur un air de musette. Deux pas de danses et le tour était joué et que c'était le début de la fin de l'accordéon...


Au début, ma Mamie n'aimait pas l'accordéon. C'est Yvette qui l'a convaincu. Oeil de jais, cheveux d'ébène, bouche coquelicot, Yvette Horner, vint ans, fait son premier Tour de France. En tête du peloton, elle joue du "piano du pauvre" juchée sur le toit d'une voiture conduite par son mari. La future "reine du bal musette" commence sa carrière en fanfare. Elle entame alors une carrière fulgurante qui ne lui laissera jamais une minute, ni le temps d'avoir un enfant.

 

Avec le tour, en trois semaines, elle allait toucher plus de monde qu'en dix ans de gala. C'est pourquoi, malgré son épuisement après 200 km d'accordéon par jour, "Vévette ne déclare pas forfait. Sa morale, c'est celle de l'effort. Elle vendra 30 millions de disques et aura son jour de gloire en jouant en duo avec Valéry Giscard d'Estaing. Excusez du peu.


A la maison, il y avait 46 disques d'Yvette.


Ni plus, ni moins.

 

 

Collection "Les choses de Mamie"

Mamie boit dans un verre Duralex - Mamie porte le n°5 - Le bol de chocolat chaud - Le cadeau Bonux - Les pantoufles - Les pâtes alphabet - Le vélosolex - La "bleue" - Le Bikini - L'accordéon - Super Cocotte -  Mamie roule en DS - Le béret béarnais - Le savon de Marseille - Les cachous Lajaunie - Le couteau Opinel 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 14:05

e1cbca7b"A toute vapeur !

 

A-t-on suffisamment pris conscience du chuintement célèbre qui berce les cuisines de l'hexagone depuis plus d'un demi-siècle ? Ma Mamie n'en est pas sûre.

 Ce doux bruit, faisant aujourd'hui partie de notre patrimoine, incrusté dans la mémoire collective, est dû à une invention bien française... la cocotte-minute.

 

 Durant l'été 1953, dans un atelier du village de Selonguey, en Côte d'Or, un génial inventeur souffle en s'asseyant

 Frédéric Lescure vient enfin de mettre au point un auto-cuiseur qui devrait offrir un grand bond en avant à l'entreprise dont il est actionnaire, la Société d'emboutissage de Bourgogne (qui s'appellera plus tard SEB).

 Celle-ci fabrique des articles ménagers en ferblanterie comme des casseroles, des poêles et autres moules à gateaux. Ils font du bon boulot. Comme dit Mamie : Seb, c'est bien...

 

 Depuis deux ans, sous la houlette de Lescure, la société cherche à élaborer un appareil qui n'aurait pas les défauts des autocuiseurs déjà présents sur le marché.

 Répondant aux noms colorés de Faitout Vite, Mélanie ou Bonne Femme, ces derniers ont la fâcheuse habitude de perdre leur eau, ce qui éteint la flamme qui les chauffe, ou pire, iles explosent comme des bombes à retardement !

 

 Pour le rendre plus solide, Lescure met donc au point le premier autocuiseur embouti à partir d'une seule et même pièce d'aluminium. il lui adjoint également une soupape tournante.

 Celle-ci permet à la vapeur de s'échapper, générant ce drôle de chuchotement qui cadence encore aujourd'hui les heures de midi.

 

 Pourtant, au lancement de cet autocuiseur révolutionnaire, appelé alors Super Cocotte, l'entreprise essuie un cuisant revers. Pour d'obscures raisons, le grand salon des arts ménagers de Paris en 54 - la grande messe où il faut être présent - refuse la présentation de cet engin et l'inscription d'un stand pour SEB !

 C'est sans compter sur l'opiniâtreté enragée de Frédéric Lescure...

 

 L'homme érige un grand mur de Super Cocotte devant l'entrée du salon ! A côté, il fait chanter par ses onze enfants une chansonnette intitulée Miss cocotte 54 à la gloire de son article ménager :

 "Pauvre de moi Super Cocotte, le salon m'a fermé les portes, c'est pas gentil monsieur Breton (le commissaire du salon), j'eusse été très bien dans le ton."

 Le texte de cette chansonnette est distribué dans les rues de Paris, jusqu'aux Champs-Elisées. La police doit intervenir pour faire cesser ce manège.

 

 Peu importe, le créateur Lescure a réussi un magnifique coup de pub. La Super Cocotte, qui a eu les honneurs de la presse, est vite adoptée par les Françaises en général et par Mamie en particulier.

 Elle est en effet d'une fiabilité exceptionnelle. "Avec elle, l'accident est impossible" claironne la pub.

Sa durée de vie est de vingt ans, elle est 40% moins chère que ses concurrentes et fait gagner un temps précieux à la ménagère qui mitonne son repas.

 

Dès la première année de lancement, Super Cocotte se vent à 130 000 exemplaires ! Le nombre de 500 000 unités est atteint en 1960.

 A la manière du célèbre slogan de la marque Dubonnet, la réclame annonce fièrement sur les murs de France : Seb, Sebo, Sebon !

 

 Pour assurer la promotion de la casserole révolutionnaire, un véhicule improbable maquillé en cocotte-minute rejoint la caravane du Tour de France.

 Il est particulièrement difficile à manoeuvrer mais qu'importe ! En 1958, la marque réussit un autre "coup publicitaire" : Françoise Bernard signe un livre de recettes pour accompagner la Super Cocotte. l'ouvrage a été réactualisé au fil des années mais fait toujours référence.

 

 Quelques années plus tard, en 1965, cette drôle de cocotte qui sait braiser, rissolet, mijoter s'offre un nouveau look. une magnifique carrosserie en inox poli. En 1973, elle devient kitsch, avec de grosses fleurs noires sur fond orange qui se marient au papier peint de la maison !


 Enfin, en 1978, l'autocuiseur adopte le nom de cocotte-minute qui passera à la postérité.

 Aujourd'hui, SEB a vendu près de 60 millions de cocottes à travers le monde. A toute vapeur...

 

 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 12:25

Scan 2"Mamie rêve...


 Apparus après la guerre, les romans-photos alimentent les rêves éveillés des jeunes filles. Ils sont publiés dans des journaux au noms très doux : Bonjour Bonheur, Rêves, Confidences, Nous Deux... Filles et garçons se côtoient peu, donc se connaissent mal. Abreuvées d'histoire à l'eau de rose, les jeunes filles rêvent de rencontrer le riche prince charmant qui leur offrira une existence passionnée et luxueuse.

  Les parents aimeraient voir les filles revenir dans la réalité.

 

 Pendant ce temps, les pin-up envahissent les fantasmes des garçons qui accrochent leurs images au dessus de leur lit. Sexy, séduisantes, ultra féminines mais jamais vulgaires, elles apparaissent dans les magazines et les publicités, envahissent le cinéma et illustrent les histoires sentimentales.

 

 C'est à peu près tout ce que Mamie m'a dit sur les Romans-Photos. Elle a toujours préféré les Lisette...

 Est-ce un mal ? Un bien ? C'est ainsi.

 

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 16:53

journal"Earl  Wipper.


Dans une société où les femmes cherchent une nouvelle place, certaines vont trouver un emploi inédit : la démonstration Tupperware à domicile.


C'est ainsi que les célèbres boîtes en plastique dotées d'un couvercle hermétique vont envahir les placards des cuisines.


On va en trouver dans toutes les maisons. Sauf chez Mamie qui avait horreur de ça.

 

 Rendons tout de même hommage à Earl Wipper, cet ancien chercheur qui n'ignorait rien des mille qualités du plastique. Et il savait que cette matière était trop "moderne" pour s'imposer dans la fabrication des emballages des denrées alimentaires. C'est pourtant le pari insensé qu'il a relevé en 1945 quand il déposa un brevet pour de petites boîtes destinées à conserver les aliments.

 

Bonne idée !

 

 

Collection "Les choses de Mamie"

Mamie boit dans un verre Duralex - Mamie porte le n°5 - Le bol de chocolat chaud - Le cadeau Bonux - Les pantoufles - Les pâtes alphabet - Le vélosolex - La "bleue" - Le Bikini - L'accordéon - Super Cocotte -  Mamie roule en DS - Le béret béarnais - Le savon de Marseille - Les cachous Lajaunie - Le couteau Opinel

 

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Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin