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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 15:00

parlez_moi_d_amour.jpg

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Published by Régis IGLESIAS - dans Des refrains et des Mamies
29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 19:33

Frou-Frou.jpg

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 01:38

journal"Un certain Fragson.

 

 De père anglais et de mère belge, il est le rival direct de Mayol, l’élégance en plus...

 Son bilinguisme lui vaut de faire carrière sur les deux rives de la Manche, tant en français qu’en anglais, avec un irrésistible accent français volontairement très prononcé.

 Il s’appelle Victor-Léon Pot et prend d’abord le pseudonyme "Frogson" avant qu’on lui fasse remarquer que "fils de grenouille" n’est guère avantageux et qu’il le remplace finalement par "Fragson".

 Entre chansons romantiques et comiques, il fait de beaux succès et amasse une grande fortune. Se succèdent La boîteuse, Reviens !, Je connais une blonde, Si tu veux Marguerite, et Les amis de Monsieur.

 Sa mort le 30 décembre 1913 n’a rien de commun...

 En effet, aux environs de neuf heures du soir, en rentrant chez lui au 56 de la rue Lafayette, il est accueilli par son père octogénaire, arme au poing. Le chanteur meurt avant d’arriver à l'hôpital Lariboisière. On invoquera un imbroglio entre affaire de femme et d’argent, mais une crise de démence de la part d’un vieil homme psychologiquement fragile est plus probable..

 Fragson avait 44 ans. Le 1er janvier 1914, ses funérailles n’ont rien à envier à celles de Victor Hugo, une foule immense et le Tout-Paris des artistes se pressent à Notre-Dame de Lorette.

 

Rideau.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Des refrains et des Mamies
31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 23:56

journal"Gare au gorille.

 

 C'est à deux copains sétois, Roger Théron et Victor Laville, que Brassens doit de rencontrer cette détonnante Patachou. Il se verrait bien romancier ou poète plutôt qu'artiste de scène.

 Après de nombreuses tentatives dans plusieurs cabarets, il avait perdu espoir. Patachou, elle, en a pour deux ! Elle l'invite dans son cabaret dès le lendemain soir : "Vous resterez ici le temps qu'il faudra ! Les gens finiront bien par vous écouter..."

 Brassens essaie encore de se défiler à cet exercice de scène qui le terrifie ; il préfèrerait qu'elle interprète ses créations au lieu de le pousser sur scène, invitation qu'elle décline, prétextant qu'elle aurait bonne mine en chantant Le gorille et La mauvaise réputation... Patachou lui empruntera toutefois J'ai rendez-vous avec vous, Le bricoleur ou Brave Margot.

 Elle présente son protégé à Jacques Canetti - encore lui - afin qu'il lui ouvre les portes de Philips. L'homme se montre enthousiaste, beaucoup moins sa direction que le récit d'un gorille à l'assaut d'une vieille décrépite et d'un jeune juge en bois brut épouvante.

 Qu'à cela ne tienne, puisqu'il n'est pas question que Philips abrite un tel artiste, il est décidé que Brassens sera signé par l'autre label de la maison, Polydor.

 Mamie n'y va pas par quatre chemins quand elle affirme que dans le paysage de la chanson, M. Brassens fait figure d'ovni : une vedette solitaire que la gloire ni l'argent ne flatteront jamais, un artisan des mots que la scène ne cessera de rebuter. 

 A Sète, que l'on écrivait alors Cette, il a grandi entre deux feux, celui d'Elvira, Napolitaine et fort croyante et celui de son père, Jean-Louis, paisible, libre-penseur et réfractaire aux choses de Dieu.

 A la maison, il y a des roucoulades de Tino, le swing de Ray Ventura et les mots fous de Trenet. Georges a le goût de la chanson mais plus encore celui de la pitrerie, au fond de la classe tout près du poêle.

 Seulement voilà, le passage d'un professeur dans une vie de cancre a parfois des effets inespérés...

 C'est le cas avec Alphonse Bonnafé, professeur de français, à qui Georges fait lire ses premiers petits poèmes. En retour, le maître lui enseigne l'art de la rime et des pieds bien balancés qui valent mieux que les coups de pieds aux fesses des autres enseignants. Il sera poète quand il sera grand.

 Mais il fait aussi le malin.

 Dix sept ans, le temps des copains, des larcins pour un peu d'argent de poche.

 Georges dérobe des bijoux à Simone, sa demi-soeur. Ses copains aussi détroussent leurs proches. L'affaire fait grand bruit.

 Ils sont les mauvais garçons, les brigands du lycée. Renvoyé de l'établissement, montré du doigt dans le village, le fils Brassens expérimente la "mauvais réputation".

 C'est cet humiliant souvenir de 39 qui donne naissance à la chanson en 52. Mais pour l'heure, mieux vaut fuir Sète. Ce sera Paris, et le silence froid des bibliothèques, après un détour par les usines Renault finalement bombardées en ces temps de guerre.

 Il épluchera alors les mots des poètes jusqu'à en comprendre chaque pulsation.

 Il écrit alors ses premiers recueils de poèmes. Jeanne Planche, une voisine de sa tante Antoinette chez qui il demeure, met la main à son maigre porte-monnaie afin qu'il s'édite.

 Le service du travail obligatoire le conduit en Allemagne sans qu'il pose un seul jour sa plume. Il écrit sans répit puis s'enfuit chez Jeanne et Marcel Planche, au 9 de l'impasse Florimont dans le 14ème arrondissement où il trouve refuge en attendant la fin de la guerre.

 Une vie de peu de chose, sans gaz, sans électricité, sans eau. Georges n'a pas de besoins. Il restera là vingt-deux ans entre les chats que l'on recueille en nombre, avec Jeanne et son hospitalité, son peu de manières et son plein de tendresse, Jeanne sans le sou qu'il habille d'une chanson...

 

Son auberge est ouverte aux gens sans feu ni lieu

Et, comme par miracle, par enchantement on fait partie de la famille.

 A Marcel, il écrit :

Toi l'Auvergnat qui sans façon

m'as donné quatre bouts de bois

Quand dans ma vie il faisait froid.

"La chanson, c'est une lettre à l'ami..." écrit-il à Mamie. Tout est dit.

 La guerre est à peine achevée depuis deux ans qu'il a déjà publié un roman et écrit : Le parapluie, J'ai rendez-vous avec vous, Le gorille et mis en musique Il n'y a pas d'amour heureux, un poème d'Aragon.

 Il a acquis sa première guitare, rencontré sa femme, celle de toute une vie, l'Estonienne Joha Heiman.

 Une femme "derrières qui tu condamneras ta porte en marquant dessus : fermé jusqu'à la fin des jours, pour cause d'amour", ainsi qu'il l'écrit dans Embrasse-les tous.

Et puis lentement, sûrement, le succès est venu. Il va arpenter la France. Ses disques s'arrachent. Crime terrible en 1956, il ose placer le mot "con" dans la chanson Marinette, ce qui lui vaut d'être privé d'ondes.

 La suite ? La marche nuptiale, Le pornographe, les amoureux des bancs publics, Les copains d'abord née du souvenir d'une escapade en rafiot à Sète avec un capitaine qui avait usé du pastaga... Un titre que lui a commandé Yves Robert pour son film Les copains d'abord.

 Il a disparu en octobre 1981 à soixante ans et une semaine.

 Rideau.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Des refrains et des Mamies
31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 23:45

journal"Boby.

 

 Peut-être le chouchou de ma Mamie. Et encore une trouvaille de Canetti. 

 Une de plus !

 Bobby Lapointe dont les textes semés de calembours et de contre-pèteries ont de quoi surprendre.

 Extravagant Lapointe capable d'être scaphandrier pendant la guerre, vendeur de layette, installateur d'antennes de télévision et auteur de chansons aussi surréalistes que ...

 Bobo Léon,

 La maman des poissons,

 Ta Kattie t'a quitté ou Embrouille minet ...

 ...avant que le cancer ne le fauche prématurément à cinquante ans, en 1972. Trop tôt.

 Beaucoup trop tôt.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Des refrains et des Mamies
4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 23:53
Que notre Alsace est belle
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Published by Régis IGLESIAS - dans Des refrains et des Mamies
30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 02:13

journal"Le regard d'Henriette...

 

 Raoul Breton vouait à Patachou un amour sans bornes. "Cette femme est unique au monde. Elle est capable de tout transformer : à travers son regard, ce qui n'est pas intéressant le devient comme par magie ; ce qui est bête peut tout à coup basculer dans l'humour et tout faire rire toute une salle. En plus de cela, elle est comme un ange et dans ses yeux on ne voit que le ciel bleu."

 Et quand Charles Aznavour a écrit Plus bleu que le ciel de tes yeux, cette chanson avait été inspirée par son regard.

 Son véritable nom était Henriette Billon. Naturellement pour une chanteuse, ce nom ne sonnait pas très bien. Il avait donc fallu lui trouver un nom de scène. Cette fois aussi, c'est Charles Trenet qui avait été inspiré. Le soir de l'inauguration de son cabaret, qui était situé dans une ancienne pâtisserie, Henriette avait servi à ses invités des petits choux à la crème devant lesquels ses convives s'étaient extasiés. "Cette pâte à chou fond sur la langue !" s'était exclamé Charles.

 De là, l'idée de surnommer ainsi la chanteuse, ainsi que son cabaret, s'était imposée tout naturellement.

 

  Ma Mamie m'a dit que le reste n'était que littérature.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Des refrains et des Mamies
14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 22:55

journal"Montand, Aznavour, Bécaud, Barbara et les autres...


Ma Mamie est parfaitement consciente que cet article peut choquer. Mais comme elle dit : "Des gens comparent des films, des acteurs, des chanteurs. Ils leurs donnent des prix, plus ou moins justifiés, selon leurs goûts, leurs jugements et je ne sais quoi. Pourquoi pas moi ?"

  Elle a raison, après tout. C'est vrai quoi à la fin. Dans la catégorie "Les prix de Mamie", les nominés sont...

 

Yves Montand.

 Il commence à se produire à l'Alcazar de Marseille, la ville où il a grandi, avant de monter à Paris en 44 pour chanter à l'ABC puis à Bobino. Séduite, Edith Piaf le prend sous son aile et le fait travailler d'arrache-pied. Il tourne avec elle Etoile sans lumière, puis seul Les portes de la nuit de Marcel Carné où l'on entend pour la première fois Les feuilles mortes, mais... pas chantée par lui ! Une fois la chanson intégrée à son répertoire, il lui faudra encore attendre 1951 pour triompher avec elle sur la scène de l'Etoile.

  Son style est alors au point : à son amour du jazz et du cinéma américain, il mélange celui de la poésie, pour un résultat détonant, qui n'est pas sans rappeler l'art du grand Charles Trenet, les claquettes en plus... Ces adieux seront d'immenses triomphes. N'appartenant ni à la famille des grands auteurs compositeurs, ni à celle des jeunes issus des yéyé, il semble incarner un passé résolu, celui du music-hall à l'ancienne... Entre "temps", Montant va triompher à l'Olympia avec A bicyclette...

 

 Edith Piaf avait dit : "Ce gars-là va révolutionner la chanson. C'est lui qu'on attend, c'est lui le nouveau, il sera le plus grand". Ma Mamie ne partage pas cette prédiction. Mais encore une fois, tout dépend des goûts, des jugements et... de je ne sais quoi.

 

On enchaîne avec Charles Aznavour, probablement l'artiste français le plus populaire dans le monde. pourtant, sa carrière mit près de vingt ans à véritablement décoller, son style décalé pour l'époque lui valut de nombreuses critiques ou, pire, une indifférence polie. Encore une fois, c'est Edith Piaf qui le découvre et l'emmène en tournée. Il vivra dans l'ombre de la grande chanteuse jusqu'en 54, l'accompagnant au piano, lui servant de fectorum, avalant de façon générale nombre de couleuvres (elle l'appelle, entre autres, "le génie con") mais... apprenant son métier.

 Chose faite, il va d'abord écrire des chansons pour les autres. La première, Je haies les dimanches, chantée par Juliette Gréco qui obtient le prix de la Sacem en 52. Il fera aussi le bonheur d'Eddie Constantine, de Gilbert Bécaud, de Patachou, de Maurice Chevalier et même de Johnny (Retiens ta nuit) et de Sylvie Vartan (La plus belle pour aller danser)...

 Son premier album ne donne rien. Mais l'année suivante, sa carrière est lancée avec Sur ma vie. Les tubes vont alors s'enchaîner : Je m'voyais déjà, Tu t'laisses aller, Il faut savoir, La Mamma, Et pourtant, For me formidable, La bohème, Les plaisirs démodés, Les comédiens, Comme ils disent, Emmenez-moi, Mourir d'aimer... Il deviendra alors une immense vedette internationale.

 

 Bécaud pour sa part commence comme pianiste de Jacques Pills en 1950. il enregistre son premier disque Mes mains en 53, une chanson qu'il avait écrite pour Lucienne Boyer. Il va s'imposer grâce à une énergie débordante qui séduit la jeunesse pour qui il deviendra "Monsieur 100 000 volts". Les succès s'enchaînent dont Je t'appartiens (qui sera chanté par tout le monde jusqu'à Dylan). Ce sera la même chose pour Et maintenant.

 Malgré la concurrence des yéyés qu'il subit de plein fouet - il était un peu en avance sur eux et le voilà trop vieux, lui qui a composé Salut les copains" en 58 ! Il continue quand même son bonhomme de chemin avec L'important c'est la rose, La solitude ça n'existe pas. Mais ce n'est plus ça en France en tout cas où on a du mal à l'"étiqueter", du coup il trouvera le salut à l'étranger ou on apprécie énormément la chanson française.

 

 Ma Mamie m'a dit qu'on ne pouvait pas passer sous silence non plus l'impact de plusieurs artistes qui ont eux aussi marqué la chanson française de leur empreinte. Elle pense notamment à Francis Lemarque qui écrira notamment pour Montant (A Paris, Quand un soldat), pour Gréco, Claveau, Marcel Amont, Lucienne Delyle, Patachou ou Henri Salvador. 

 

Philippe Clay est de la même veine, on ne présente plus Le noyé assassiné ou Le danseur de Charleston, mais aussi La quarantaine, Mes universités avec un succès surprenant et impressionnant mais confèrera à son auteur une image de chanteur "de droite" légèrement encombrante...

 

 Et que dire de René-Louis Lafforgue (Le poseur de rails, Julie la Rousse, Je me souviens), du troubadour des temps modernes Jacques Douai, de Ricet Barrier (La servante du château), de Colette Renard qui sera une bonne ambassadrice de la chanson française avant de jouer dans Plus belle la vie, de Cora Vaucaire, de Nicole Louvier et même de Mick Micheyl (Un gamin de Paris, Ni toi, ni moi) et des autres qui ont, mine de rien, apporté aussi leur pierre à l'édifice.

 

Barbara, c'est différent.

 Elle commence à chanter dans un cabaret bruxellois avant de rentrer à Paris et de s'installer à L'Ecluse où on la baptise La chanteuse de minuit. Elle va ensuite devenir l'incarnation de la femme auteur-compositeur et interprète alors qu'elle n'osait pas chanter ses chansons. La suite vous la connaissez aussi bien que ma Mamie : des tubes en pagaille, Le mal de vivre, Si la photo est bonne, Göttingen, Ma plus belle histoire d'amour, Le soleil noir... Elle va devenir une immense vedette, une femme fatale impressionnante et théâtrale, admirée de ses pairs, aimée du grand public français et étranger aussi (elle enregistrera même un album entier en allemand) avant de mettre à genoux l'Olympia avec La dame brune. Elle annoncera alors ses adieux qui bien que sincères, s'avèreront prématurés...

 Vu qu'elle publiera alors un album étonnant, L'aigle noir, qui va choqué certains de ses fans habitués aux ballades délicieusement habillées mais cette chanson va pulvériser tous les records de vente. Il y aura encore des tournées, partout dans le monde, la rose offerte à Mitterrand à Pantin, Lily Passion avec Depardieu, son engagement dans la lutte contre le sida, Mogador et enfin le Théâtre du Chatelet en 93 pour un ultime triomphe.

 

Chapeau bas.

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 22:41

journal"Dalida.

 

 La "Miss Egypte 53" a de longues jambes, une abondante chevelure et un visage aux pommettes hautes qui ne dépare pas un léger strabisme, séquelle d'une maladie des yeux.

C'est à Paris qu'elle devient Dalida. Après une année de galère et d'insuccès dans divers cabarets, elle chante Etranger au paradis de Gloria Lasso à un concours de jeunes talents à l'Olympia. Le hasard fait bien les choses : dans la salle ce soir-là - alors qu'ils n'auraient pas dû y être ! - les trois hommes qui vont faire exploser sa carrière : Bruno Coquatrix, Eddy Barclay et Lucien Morisse qui tombe fou amoureux de la chanteuse - il épousera en 1961 - et qui lancera sa carrière.

Son troisième 45 tours sera le bon. Bambino était à l'origine destiné à la vedette en place, Gloria Lasso, qui a décidément dû beaucoup apprécier l'ascension de sa rivale...


Toujours dans le sillage de la mode italienne, elle triomphe encore avec "Come prima", "Ciao ciao Bambina", "Gondolier". d'autres succès suivront, comme le fameux "Itsibitsi petit bikini", "Je reviens te chercher" ou "Darla Dirladada", sans oublier Parle plus bas, Paroles ... paroles..., Gigi l'amoroso.



 Elle va s'imposer comme une grande chanteuse populaire, mettant Gloria Lasso au placard. Ni femme fatale, ni femme femme comblée : sa vie privée est une suite d'échecs. Elle vendra plus de 85 millions de disques avant d'être en partie supplantée auprès du public français par Linda de Suza, arrivé du Portugal avec sa valise en carton.

  "J'ai réussi dans la vie, mais j'ai raté ma vie." Toujours déçue par l'amour qu'elle a tant chanté, elle se suicide en 87. 


Ma Mamie n'a pas pleuré le jour de l'annonce de sa mort. Elle m'a juste dit que les douleurs les plus fortes sont à l'intérieur...

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Published by Régis IGLESIAS - dans Des refrains et des Mamies
14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 22:02

Scan 2"Brel, Brassens, Patachou et les autres...

 

 Mais avant d'aborder cette impressionnante liste, ma Mamie a bien insisté sur le fait qu'il fallait rendre hommage à une femme sans qui la plupart de ces géants ne seraient probablement jamais devenus ce qu'ils sont. Patachou.

 

 Née Henriette Ragon en 1918, Patachou doit son surnom au cabaret qu'elle anime. Véritable découvreuse de talents, elle y lance Brassens, Brel, Aznavour, Hugues Aufray et Sardou, pour ne citer qu'eux. L'exemple de Brassens est le plus connu : en 52, alors que personne ne veut de lui et qu'il est prêt à jeter l'éponge, elle l'encourage, chante ses chansons et l'invite à la rejoindre sur scène, forçant quasiment ses clients à l'écouter ! 

 

Dans la foulée, elle enregistre Patachou chante Brassens pour Philips à un moment où le label n'ose encore sortir ni Le gorille, ni La mauvaise réputation. Ce qui sera chose faite l'année suivante. Grâce à elle. Elle réitèrera l'opération en chantant Férré, Béart ou Gainsbourg.

 

 Brassens est né à Sète où il passe son enfance. Très jeune, il se passionne pour la poésie, le jazz et, bien évidemment, Charles Trenet. Il achète sa première guitare - qu'il se fait voler - et commence à écrire ses premières chansons au piano. Le personnage se dessine alors : Brassens méprise l'argent, le confort, les conventions et vénère la littérature, l'amitié, la liberté...

 

En 65, Les copains d'abord, une chanson emblématique composée pour le film d'Yves Robert, rencontre un immense succès. Il va devenir un monument vivant de la chanson.

 

 Félix Leclerc, tendre poète-bûcheron à guitare et chemise à carreaux, va lui aussi influencer toute cette génération. Le petit bonheur, Le train du nord, Moi, mes souliers.

 Ma Mamie a dit : "De tels disques appartiennent à la librairie. On doit les acquérir comme on achète des biens essentiels." Pionnier de l'apport des Québécois dans l'histoire de la chanson française, il rejoindra ses "enfants" Gilles Vigneault et Robert Charlebois sur la scène de la Francofête en 74 pour interpréter Quand les hommes vivront d'amour. Tout simplement magnifique.

 

Jacques Brel nous vient, lui, de Bruxelles. Il commence à chanter en 52 dans les cabarets bruxellois et enregistre l'année suivante un 78 tours qui finit entre les mains de Jacques Canetti (toujours lui). Celui-ci qui vient de découvrir Brassens est intéressé et téléphone à Brel qui quitte immédiatement la Belgique, son travail et sa famille pour venir s'installer à Paris et y connaître... la misère.

 Si ses chansons plaisent, ses talents d'interprète et son personnage gauche laissent l'auditoire perplexe. Soutenu par Canetti, véritable visionnaire qui perçoit chez Brel ce que personne ne voit ni n'entend encore, il enregistre son premier album, le 25 cm Jacques Brel et ses chansons, un échec total tourné en dérision par la critique. Brassens le surnomme même l'abbé Brel...

 

Le succès est au rendez-vous en 57 avec Quand on a que l'amour. En 59, il remet le couvert avec La valse à mille temps et surtout Ne me quittes pas, son plus grand succès qui sera repris dans le monde entier. La suite vous la connaissez : Ces gens-là, La chanson des vieux-amants, Vesoul... Brel deviendra le grand Jacques, un juste retour des choses comme dit Mamie.

 

Guy Béart était aussi de la partie mais ma Mamie ne l'aime pas, on ne va donc pas en parler. Ma Mamie est susceptible...

 

En revanche, on ne peut pas passer sous silence l'immense Juliette Gréco. Dans les années 50, âgée d'à peine plus de vingt ans, elle promène sa jeunesse trépidante auprès de personnage de légende. Elle tombe amoureuse de Miles Davis, joue au théâtre et au cabaret, enregistre ses premiers almums et chante à l'Olympia, côtoie Prevert, Cocteau, Brassens...

 

Grâce à son talent, à son élégance, à son goût de l'anticonformisme et de la provocation (Déshabillez-moi en 68), elle ne connaîtra jamais de passage à vide, conservant son aura de grande dame de la chanson française, dont elle deviendra l'ambassadrice par excellence dans le monde entier.

 Elle disait : "C'est grave, une chanson. Ca va dans les oreilles de tout le monde, ça se promène dans la rue, ça traverse la mer. C'est important une chanson, ça accompagne votre vie..."

 

Reste Mouloudji, Montand, Aznavour, Bécaud et Barbara. On en parlera plus tard...

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Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin