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5 juin 2023 1 05 /06 /juin /2023 09:55
"L'Almanach de Matka : Le 5 Juin

"Aujourd’hui, nous sommes le 5 juin et nous fêtons la saint « Boniface ».

Présentation : Boniface est énergique, autoritaire, travailleur et curieux.

 

Le dicton du jour : « A Qui en juin se porte bien, au temps chaud ne craindra rien

 

Le film du jour : « L’héroïque monsieur Boniface

« C’est le premier film qui voit la réunion à l’écran de Fernandel et Louis de Funès, trois ans avant qu’ils ne remettent le couvert dans Le Mouton à cinq pattes.

 

Courrier : Sachez que Mamie a reçu le 5 Juin 1936 une carte postale où on lisait au dos : « C’est dans le souvenir que les choses prennent leur vrai place

 

La comptine du jour : « Yé Yé les copains c'est demain qu'on s’fait la malle

Yé Yé les copains c'est demain qu'on prend le train

A bas les moniteurs, espèces de vieux menteurs

Qui disent à nos parents qu'on est des emmerdeurs.

 

Yé Yé les copains c'est demain qu'on s’fait la malle

Yé Yé les copains c'est demain qu'on prend le train

A bas les monitrices, espèces de vielles saucisses

Qui nous lavent les cuisses avec du dentifrice.

 

Yé Yé les copains c'est demain qu'on s’fait la malle

Yé Yé les copains c'est demain qu'on prend le train

A bas les infirmières, espèces de vielles sorcières

Qui nous enfoncent dans l’cul, des aiguilles toutes tordues.

 

Yé Yé les copains c'est demain qu'on s’fait la malle

Yé Yé les copains c'est demain qu'on prend le train

A bas le directeur, espèce de vieil ivrogne

Qui cache sous sont lit des bouteilles de Whisky.

 

Yé Yé les copains c'est demain qu'on s’fait la malle

Yé Yé les copains c'est demain qu'on prend le train

A bas le cuisinier, espèce de vieux boucher

Qui nous donne à manger de la vache enragée …

 

Souvenirs du grenier : « Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !

 

La blague du jour : « Une histoire vraie.

Fernandel est resté marié à la même femme toute sa vie et Sacha Guitry a eu cinq épouses.

Fernandel un jour discutait avec Sacha Guitry :

« Sacha, vous vous mariez pour la cinquième fois. Ce n’est pas fréquent !

Sacha Guitry lui répondit :

« Oui, comme quoi je suis fidèle !

- Excusez-moi, je ne comprends pas très bien ! Ça fait quand même cinq fois que vous vous mariez. Où est la fidélité ?

- Mais c’est le même homme !

 

1882 : Inauguration du musée Grévin à Paris à l'initiative du journaliste Arthur Meyer.

 

1883 : Inauguration de l'Orient-Express à Paris.

 

Carnet rose.

1723. Naissance d’Adam Smith, le plus grand économiste du XVIIIème siècle.

« C’est une main invisible qui conduit l’individu …

 

1883. John Maynard Keynes - le plus grand économiste du XXème siècle - s’éveille à son tour.

« La difficulté n'est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d'échapper aux idées anciennes.

 

1931. Jacques Demy ouvre enfin les yeux.

« Buvons ensemble à nos désirs, à nos plaisirs. Portons un toast pour le meilleur et pour le pire.

« Il n’ya rien de plus effrayant que la guerre. Le bombardement de Nantes 16 septembre 1943 cela a été quelque chose d’effroyable. J’ai beaucoup de mémoire, énormément. On a l’impression que plus rien de plus d’atroce ne peut arriver. Je crois que j’étais impressionné par cette catastrophe et peut-être que mes rêves sont partis de là.

 

A part ça, j’ai eu une enfance très simple et très heureuse. Je n’ai pas de souvenirs grinçants.

 

1948. Claude Spanghero entre en jeu.

« Les Anglais ont inventé le rugby mais les Français l'ont bien amélioré. »

 

1948. Guy Carlier est de la partie.

Pendant le dîner, je mangeai très peu, comme toujours, ça aussi , c'est une constance de la boulimie, tu ne peux pas imaginer combien de fois, au cours d'un repas, on m'a fait cette réflexion :"Mais vous ne mangez rien!" Ben, non, on ne mange rien … en public, c'est normal, tous les autres sont méchants, on ne va pas prendre du plaisir avec eux, alors on se fait du plaisir tout seul, on s'enferme pour manger, les oiseaux se cachent pour mourir, les boulimiques aussi.

 

1952. Carole Fredericks est enfin parmi nous.

 

« Ça prendra le temps qu'il faudra

Des jours et des semaines mais n'oublie pas

Il en faudra du temps pour tout ça

Le moment viendra

Et tu comprendras …

 

Cinéma.

1945. « Femme ou démon » avec Marlene Dietrich est à l’affiche.La fille de Marlene raconte : « Nous étions en train de prendre le petit déjeuner dans la suite de ma mère quand mon père répondit au téléphone et annonça qu'un appel d'Hollywood allait arriver. Ma mère fronça les sourcils.

 

" A une heure pareille ? Ça doit être quelque chose de stupide. « 

— C'est une communication avec préavis de Joseph Pasternak. "
Ma mère était manifestement agacée.
"Qui ça ? — Tu te souviens, il travaillait à la UFA pendant L'Ange bleu. C'est maintenant un producteur important chez Universal. Tu ferais mieux de lui parler."
Ma mère regarda mon père d'un sale œil et prit le récepteur.


" Marlene Dietrich à l'appareil. Pourquoi m'appelez-vous dans le sud de la France ?"
Je revois les sourcils de ma mère s'arquer davantage encore sous l'effet de sa totale surprise, et je me souviens du au revoir glacial qu'elle prononça avant de raccrocher violemment et de s'exclamer : " Alors, pour le coup, voilà un vrai crétin de Hongrois ! Tu sais ce qu'il a dit ? Il veut que moi, je joue dans un western ! Avec James Stewart pour vedette ! C'est ridicule ! Ils deviennent plus stupides de jour en jour là-bas à Hollywood ! ».

 

Finalement, le film sera un succès aux États-Unis et permettra à Marlene Dietrich de redevenir une actrice de premier plan.

 

Pour info : La scène dans laquelle Marlene se bat avec l'actrice Una Merkel est d’anthologie. Marshall cria “coupez” et un tonnerre d'applaudissements éclata. La presse décrivit la scène comme “le plus beau match de boxe depuis Tunney et Dempsey. »

 

1963. Tu ne tueras point sort enfin.

Le service psychologique de l'Armée, fait interdire la réalisation du film intitulé initialement « L'Objecteur ». Le film est interdit en France, engagée dans la guerre d'Algérie, en Allemagne et en Italie. La chanson du film, L'Amour et la Guerre, écrite par Bernard Dimey et mise en musique et chantée par Charles Aznavour est interdite sur les ondes nationales dès 1960.

 

« Pourquoi donc irais-je offrir ma jeunesse

Alors que le bonheur est peut-être à deux pas

Je suis là pour t'aimer, je veux t'aimer sans cesse

Afin que le soleil se lève sur nos pas …

 

Faits divers.

1968. Le sénateur américain Robert Kennedy est touché de deux balles tirées à bout portant par un jeune Palestinien, Sirhan Sirhan, alors qu'il sortait d'un hôtel de Los Angeles où il venait de remporter les primaires démocrates de Californie pour les prochaines élections présidentielles.

 

Sport.

1983 : Victoire de Yannick Noah sur le Suédois Mats Wilander en finale des internationaux de tennis simples hommes de Roland-Garros.

 

1989 : Victoire surprise en huitièmes de finale du jeune joueur américain de 17 ans Michael Chang contre le no 1 mondial et favori Ivan Lendl au même tournoi de tennis de Roland-Garros à Paris, au bout de crampes et d'un service à la cuiller surprenant le joueur tchécoslovaque.

 

La suite ? Michael Chang remportera le titre quelques jours plus tard après des demi et finale contre le Haïtien Ronald Agénor puis le Suédois Stefan Edberg.

 

1993. Le Castres olympique remporte la Championnat de France en s'imposant 14-11 en finale face au FC Grenoble.

 

2007. Après deux ans de retraite, Guy Roux reprend du service en devenant le nouvel entraîneur du Racing Club de Lens.

 

La réclame du jour : « Cristaline, ça coule de source

 

Carnet blanc.

2004 : Le maire écologiste de Bègles près de Bordeaux en Aquitaine Noël Mamère célèbre un premier mariage homosexuel en France dans sa dite commune malgré l'interdiction du gouvernement et de la loi d'alors.

 

Carnet noir.

1921. Georges Feydeau nous quitte.

« Comment je suis devenu vaudevilliste ? C’est bien simple. Par paresse » !

 

2004. Ronald Reagan nous abandonne.

« J’ai remarqué que tous ceux qui sont pour l’avortement sont déjà nés. »

 

Le mot de la fin est une fois n’est pas coutume de Gilbert Bécaud :

 

« A chaque enfant qui naît, le monde recommence

 

Bonne journée à tous, * **

 

* « L’Almanach de Matka » (version audio) est disponible sur simple demande en MP contre un petit garçon, une petite fille ou les deux …

 

** Demain nous fêterons les « Norbert ».

My, my.

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Published by Régis IGLESIAS - dans L'Almanach
4 juin 2023 7 04 /06 /juin /2023 08:57
"L'Almanach de Matka : Le 4 Juin

"Aujourd’hui, nous sommes le 4 juin et nous fêtons la saint « Clotilde ».

Présentation : Clotilde ? On la dit amoureuse du couple réussi, de l’équilibre et de l’opiniâtreté dans l’effort.

 

Le dicton du jour : « A la Sainte Clotilde, de fleur en buisson, abeille butine à foison

 

Courrier : Sachez que Mamie a reçu le 4 Juin 1936 une carte postale où on lisait au dos : « J'ai glissé cette lettre dans mon imitation, un vieux livre qui appartenait à maman, et qui sent encore la lavande, la lavande qu'elle mettait en sachet dans son linge, à l'ancienne mode

 

La comptine du jour : « Je te tiens,

Tu me tiens,

Par la barbichette,

Le premier

De nous deux

Qui rira

Aura une tapette.

Un, deux et trois croisons les bras

Comme des p'tits soldats !

 

Souvenirs du grenier : « Un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien

 

La blague du jour : « Un vieux couple. La femme range d’anciennes bricoles pendant que le mari fume la pipe devant la cheminée.

Elle retrouve une photo d’elle mariée et dit nostalgique :

- Ah ! Quand j’y pense… Le soir de nos noces, je n’avais même pas eu le temps d’enlever mes bas !

- Et bien ! Maintenant tu aurais le temps de les tricoter …

 

La réclame du jour : « Atol les opticiens

 

1411 : Le roi de France Charles VI accorde un monopole de l'affinage du roquefort à la paroisse de Roquefort-sur-Soulzon.

 

Le 4 juin 1783 s'envole la première montgolfière (sans passager à bord). À Annonay, près de leur papeterie, les frères Montgolfier réussissent pour la première fois à faire voler un objet fabriqué de main d’homme.

 

Le 4 juin 1900 sont exposées les oeuvres d'Auguste Rodin. Vilipendé quelques années plus tôt à propos de la statue de Balzac qui figure aujourd'hui sur le boulevard Raspail à Paris, le sculpteur est enfin honoré comme il le mérite.

 

Le 4 juin 1958, du balcon du Gouvernement Général d'Alger, le général de Gaulle lance à la foule : « Je vous ai compris. Je sais ce qui s'est passé ici. Je vois ce que vous avez voulu faire. Je vois que la route que vous avez ouverte en Algérie, c'est celle de la rénovation et de la fraternité. Eh bien ! de tout cela, je prends acte au nom de la France, et je déclare qu'à partir d'aujourd'hui, la France considère que dans toute l'Algérie, il n'y a qu'une seule catégorie d'habitants : il n'y a que des Français à part entière, des Français à part entière avec les mêmes droits et les mêmes devoirs... »

 

1989. Les étudiants manifestent sur la place Tien An Men. Le parti communiste de Mao tsé-toung a vaincu le parti de Tchang kai- tchek.

 

Carnet rose.

1881. Naissance de René de Buxeuil.

Portrait : Les parents de René de Buxeuil tiennent le bistro Les prévoyants de l'avenir à La Haye-Descartes. En 1892, un camarade tire accidentellement un coup de carabine à plombs. Il reçoit la décharge dans les yeux. Devenu aveugle, il est placé à l'Institut national des jeunes aveugles, à Paris, où on lui enseigne la musique. Il obtient les premiers prix d'harmonie, de piano et de clarinette. Il commence à écrire des chansons qu'il interprète lors des fêtes scolaires ou dans le café de ses parents.

 

Pendant la Première Guerre mondiale, il organise un Théâtre aux Armées et part chanter sur le front. Après la guerre, il écrit pour Berthe Sylva et pour la revue du Palace le succès L'âme des roses.

 

« Elles ont une âme les roses

Car ce sont des femmes les roses

Elles en ont tous les charmes

Beauté, tendresse et larmes !

N'effeuillez jamais

Les roses

Car dans le secret

Des roses

Une âme de femme est enclose

Et c'est elle qui souffre

Quand on fait mal aux roses tout donné pour toi …

 

1944. Antoine pousse son premier cri.

« Ma mère m’a dit Antoine fais-toi couper les cheveux …

 

Pour rappel : Le succès vient en 1966 avec Les Élucubrations d'Antoine. Au détour des couplets de cette chanson, il dénigre l'accordéoniste Yvette Horner et le chanteur Johnny Hallyday, qu'il considère comme dépassés, suggérant à la première de jouer plutôt de la clarinette et proposant de mettre en cage le second. Ce dernier répond à Antoine avec le titre Cheveux longs et idées courtes.

 

Un succès immédiat salué par Maurice Chevalier : « Jamais un artiste n'a atteint aussi vite le sommet du succès ».

 

Cinéma.

1937. Sortie dans les salles de « La grande illusion » avec Jean Gabin et Pierre Fresnay.

« A quoi sert un terrain de golf ? A jouer au golf. Un court de tennis ? A jouer au tennis. Eh bien un camp de prisonniers, ça sert à s’évader …

 

1947. La folle ingénue avec Charles Boyer mérite le coup d’oeil.

L’avis de Mamie : « Pas facile de dire du mal d'un film de Lubitsch depuis que Truffaut a écrit : "Dans le gruyère Lubitsch, même les trous sont géniaux". Moins connu que "Ninotchka" ou "To be or not to be", "La folle ingénue" m'a pourtant semblé bien lisse.

L'héroïne est piquante, les dialogues sont brillants, les seconds rôles aux petits oignons. Pourtant, face à tant de perfection, je n'ai pu réprimer un bâillement d'ennui.

 

1952. « Le petit monde de Don Camillo » est à l’affiche.

« Tu vieillis mon pauvre Peppone, ta mémoire fiche le camp. Tâche de la rattraper. »

 

1961. « Ma nuit chez Maud » sort à son tour.

« Nous comblions, est-ce qu’on peut dire cela ? Se combler, comme deux pièces de puzzle qui s’imbriqueraient parfaitement, mais qui ne viendraient pas de la même boîte. 

 

1986. « Youngblood » est de sortie.

« Tous solidaires, une équipe, une famille …

 

2003. « Mais qui a tué Pamela Rose ? Fait son petit bonhomme de chemin.

« Demandez-moi quelle heure il est ? »

- Quelle heure est-il ?

- L’heure qu’il était hier à la même heure.

 

« J'ai été marié 25 ans et elle est partie avec mon dentiste. A chaque fois que je me brosse les dents je pense à elle... Une fois par mois… »

 

« Écoutez Shérif, si vous essayez de nous mettre des bâtons de berger dans les roues, je vous préviens qu'à ce petit jeu-là, c'est celui qui dit qui y est.

 

« Il suffit juste de vous regarder pour tout savoir de vous. Vous portez un tricot de peau sous votre chemise, donc vous aimez les concours de fléchettes et vous avez peur des vérandas. Vous avez une oreille plus grande que l'autre. Donc quand vous étiez petit, votre père vous obligeait à porter des robes. Je continue ?

 

Télévision.

1964. La présentatrice de télévision Noëlle Noblecourt est licenciée de l'ORTF pour avoir osé montré ses genoux à l’écran.

 

Théâtre.

Le 4 juin 1666 a lieu à Versailles la première représentation du Misanthrope de Molière.

 

Sport.

1972. L'Olympique de Marseille remporte la Coupe de France en s'imposant 2-1, en finale, face au SC Bastia.

 

Carnet noir.

2012. Herb Reed, chanteur américain du groupe The Platters nous quitte.

« Only you …

 

Le mot de la fin est une fois n’est pas coutume d’Alfred de Musset :

 

« Je ne sais où va mon chemin mais je marche mieux quand ma main serre la tienne

 

Bonne journée à tous, * **

 

*« L’Almanach de Matka » (version audio) est disponible sur simple demande en MP contre une journée main dans la main ou une nuit sur mon épaule …

 

** Demain nous fêterons les « Boniface ».

Comme André.

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Published by Régis IGLESIAS - dans L'Almanach
3 juin 2023 6 03 /06 /juin /2023 09:35
"L'Almanach de Matka : Le 3 Juin

"Aujourd’hui, nous sommes le 3 juin et nous fêtons la saint « Kevin ».

Présentation : Kevin est un homme perfectionniste. Curieux, il n’hésite pas à se cultiver.

 

Le dicton du jour : « Beau temps en juin, abondance de grain …

 

Courrier : Sachez que Mamie a reçu le 3 Juin 1936 une carte postale où on lisait au dos : « Le vin des souvenirs se bonifie dans les caves de la mémoire …

 

Souvenirs du grenier : « Un p’tit canon ?

 

La blague du jour : « Dans un petit saloon de l’Ouest américain, un Mexicain pousse les deux battants de la porte et rentre avec les cartouchières, les flingues et tout l’arsenal.

Tout le monde se planque sous les tables.

- Ze voudrais oune Martini !

Le barman le regarde et lui demande :

- Avec un zeste ?

- Pas un zeste ou ze tire !

 

La réclame du jour : « Avec Martini Martini Martini le monde entier chante et sourit

 

La pin-up du jour n’est autre que Lili St-Cyr qui a fait un carton surtout avec les photos prises par Bruno Bernard, connu professionnellement comme « Bernard de Hollywood »,

 

La comptine du jour : « Colchiques dans les près

Fleurissent, fleurissent,

Colchiques dans les près :

C'est la fin de l’été.

 

Le 3 juin 1800, John Adams, deuxième président des États-Unis d'Amérique, quitte Philadelphie pour Washington. La nouvelle capitale du pays est implantée au bord de la rivière Potomac, sur le district de Columbia.

 

Du 3 au 6 juin 1942, les flottes japonaise et américaine s'affrontent près de l'île de Midway, au coeur du Pacifique. Pour la première fois dans une bataille navale, l'aviation fait figure de vedette. Les Japonais perdent leurs quatre porte-avions. Abasourdis six mois plus tôt par le choc de Pearl Harbor, les Américains redressent la tête et entament une contre-offensive victorieuse…

 

Le 3 juin 1944, à quelques jours du débarquement allié en Normandie, le général de Gaulle constitue officiellement à Alger le gouvernement provisoire de la République française et en devient naturellement le chef. C'est l'ultime étape avant l'éviction du « régime de Vichy ».

 

Le 3 juin 1953, tout Paris se presse devant les quelques écrans de télévision privés ou devant les vitrines des marchands de postes de télé pour assister à la première retransmission en direct : le couronnement d'Elisabeth II à Londres.

 

1956 : La SNCF supprime la troisième classe dans les trains français.

 

Carnet rose.

1906. Naissance de Josephine Baker.

« Eh oui ! Je danserai, chanterai, jouerai, toute ma vie, je suis née seulement pour cela. Vivre, c'est danser, j'aimerais mourir à bout de souffle, épuisée, à la fin d'une danse ou d'un refrain.

 

« J'ai deux amours

Mon pays et Paris

Par eux toujours

Mon coeur est ravi

Ma savane est belle

Mais à quoi bon le nier

Ce qui m’ensorcelle

C'est Paris, Paris tout entier

Le voir un jour

C'est mon rêve joli

J'ai deux amours

Mon pays et Paris …

 

1910. Paulette Goddard - l'ex de Charli Chaplin - est enfin là.

 

1917. Lili St-Cyr - « la reine du streap-tease » - s’éveille enfin.

La législation, à cette époque, au Canada et aux États-Unis, interdisait aux danseuses de quitter la scène avec moins de vêtements qu'à leur arrivée. Lili St-Cyr a contourné cette loi en concevant un numéro où elle se présentait nue dans sa baignoire pleine de bulles. Son spectacle consistait en un lent rhabillage progressif.

 

« Mon coup de coeur ? La ville de Montréal nous transmettait (mes amis et moi) un virus incurable d'admiration pour elle. Nous aimions la ville plus que beaucoup de Montréalais, Nous comprenions tous que Montréal était un joyau qui n'avait pas son pareil ailleurs dans le monde.» Elle dit aussi qu'une promenade en calèche (en été) ou en carriole (en hiver) sur le mont-Royal est vraiment l'activité la plus romantique sur la terre entière ...

 

1921. Jean Dréjac nous rejoint.

ll est notamment le parolier de Ah ! Le petit vin blanc (Plus d’un million de partitions vendues en 1943), Sous le ciel de Paris et La Chansonnette, d'adaptations françaises comme L'Homme à la moto pour Édith Piaf ou Bleu, blanc, blond pour Marcel Amont.

Ils enchaînent avec des succès pour Georges Guétary (Le P’tit bal du samedi soir), pour Jean Lumière (Maman vous êtes la plus belle et Je parle à la nuit), et pour Alibert (C'est un petit square).

 

 En 1947 il écrit Les Quais de la seine interprété par Lucienne Delyle, Lina Margy et Danièle Darrieux.

 

« J'adore les quais de la Seine

La mine sereine

Des petites marchands

Le calme du vieux bouquiniste

Dressant une liste

D'invendus charmants …

 

 C’est à Alexandrie où, découvrant dans les vitrines des partitions de succès parisiens tels que À Paris de Francis Lemarque et Mademoiselle de Paris (notamment interprétée par Jacqueline François), lui vient l’inspiration de La Chanson de Paris grâce à laquelle il remportera en 1950 le Grand Prix de la chanson française de l’ABC.

 

 Jean Dréjac poursuit sa collaboration avec Hubert Giraud, ils écrivent La Dame en gris pour Jean Sablon, Une petite île et Le Petit Remorqueur pour le trio Do ré mi, et, pour Jacques Hélian et son orchestre, Musique en tête, L'amour vient de naître, L'amour se joue, Tambour battant et Dites-nous monsieur Jacques.

 

1922. Alain Resnais fait enfin parti de l’aventure.

« On connaît la chanson …

 

1925. Tony Curtis fait son apparition.

 

1929. Jean Bouise entre en jeu.

 

1971. Julie Gayet s’éveille enfin.

« Ma vie privée est ma vie privée.

 

1986. Rafael Nadal entre en jeu.

« On gagne plus avec le coeur, avec la volonté qu'avec autre chose. »

 

1950. Frédéric François pousse son premier cri.

« Qui se ressemblent s’assemblent mais c’est dans les différences que l’on se reconnaît …

 

Reprenons en coeur : « Laisse-moi vivre ma vie,

Non, je ne regrette rien,

Je ne veux plus être celui,

Qui ne connaît que des chagrins

 

Cinéma.

1955. Le film « Le printemps, l’automne et l’amour » est à l’affiche du Lido de Carmaux.

L’avis de Mamie : « C'est une histoire assez simple mais très bien mise en scèneavec un grand Fernandel à la baguette.

 

1959. Sortie du film « Les quatre cents coups » de François Truffaut, un classique du cinéma Français.

« Il y a presque plus de chaussette autour de ma paire de trous ! »

 

1966. « Trois enfants… dans le désordre », une comédie fort sympathique avec Bourvil et Jean Lefebvre sort au cinéma.

1987. Claude Lelouch présente « Attention Bandits » avec Jean Yanne.

 

1987. Pee wee big adventure pour les jeunes et les moins jeunes.

 

Music-hall.

1931. Fréhel est pour sept soirs à l'Européen. Depuis son retour à la scène, on la surnomme « l'inoubliable inoubliée ».

 

« Il est au bal musette

Un air rempli de douceur

Qui fait tourner les têtes

Qui fait chavirer les cœurs

Quand on la danse à petits pas

Serrant celle qu'on aime dans ses bras

On les murmure dans un frisson

En écoutant chanter l’accordéon

C'est la java bleue

La java la plus belle

Celle qui ensorcelle

Quand on la danse les yeux dans les yeux

Au rythme joyeux

Quand les corps se confondent

Comme elle au monde

Il n'y en a pas deux

C'est la java bleue ...

 

Sport.

1959. Le Real Madrid remporte la Coupe des clubs champions européens en s’imposant 2-0 en finale face au Stade de Reims.

 

Carnet blanc.

1937. L’ex-roi du Royaume-Uni « Edouard VIII » épouse l'Américaine divorcée Wallis Simpson.

Long live the bride and groom.

 

1947. Jo Bouillon épouse Joséphine Baker le jour de son anniversaire.

Vive les mariés !

 

Carnet noir.

2001. Anthony Quinn - « Zorba le Grec »  - nous abandonne.

« Le sexe est si facile quand vous êtes acteur, surtout à Hollywood. Ce n'est pas plus compliqué que d'acheter un hamburger. »

 

2016. Mohammed Ali rejoint les étoiles.

« Attendez que je botte le cul de Georges Foreman. Je vole comme le papillon, pique comme l’abeille, ses poings ne peuvent pas toucher ce que ses yeux ne voient pas.

« J’ai lutté avec un alligator, tabassé une baleine, mis des menottes à la foudre, foutu le tonnerre en prison; juste la semaine dernière, j’ai tué un roc, blessé une pierre, et envoyé une brique à l’hosto; je suis tellement méchant que j’ai rendu la médecine malade. »

 

Le mot de la fin est une fois n’est pas coutume de Mohammed Ali :

 

« L’âge n’est rien d’autre que ce que vous en pensez. Vous êtes aussi vieux que vous estimez l’être

 

Bonne journée à tous, * **

 

* « L’Almanach de Matka » (version audio) est disponible sur simple demande en MP contre un poster de Josephine ou une photo de  Clo-Clo…

 

** Demain nous fêterons les « Clotilde ».

Evidemment.

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Published by Régis IGLESIAS - dans L'Almanach
2 juin 2023 5 02 /06 /juin /2023 09:04
"L'Almanach de Matka : Le 2 Juin

"Aujourd’hui, nous sommes le 2 juin et nous fêtons la saint « Blandine ».

Présentation : Chez Blandine, la morale est dépassée au profit d’une véritable éthique.

 

Le dicton du jour : « En juin, brume obscure, trois jours seulement dure

 

La blague du jour : « Un démarcheur frappe à une porte. Toc, toc, toc ! Un type ouvre.

« Vous n’avez pas quelque chose pour les hospices ?

L’autre répond :

- Si ! Mémé, prends ton manteau !

 

Courrier : Sachez que Mamie a reçu le 2 Juin 1936 une carte postale où on lisait au dos : « L'âge n'est pas celui qui est inscrit sur notre passeport, mais c'est le temps qu'il nous reste à vivre.

 

La comptine du jour : « Une poule sur un mur

Qui picore du pain dur

Picoti, picota

Lève la queue et puis s'en va !

 

Souvenirs du grenier : « En voiture Simone

 

La réclame du jour : « Renault 4, roulez jeunesse

 

1961 : Le président américain Kennedy et son épouse sont reçus à Paris par le président général de Gaulle et la sienne.

 

Carnet rose.

1740. Naissance du marquis de Sade.

« Divin enfant, baise-moi mille et mille fois ! ..Laisse-moi sucer ta langue… que je respire ta voluptueuse haleine quand elle est embrassée par le feu du plaisir !

 

1904. Johnny Weissmuller - « le seigneur de la jungle » - pousse son premier cri.

« Je ne mange jamais de poissons, ce sont mes amis. »

 

Portrait : Il est le premier homme à passer au-dessous de la minute au 100 mètres nage libre, le 9 juillet 1922, avec un temps de 58 s 6. Aux Jeux olympiques de 1924 à Paris, il prive Duke Kahanamoku d'un troisième titre consécutif sur le 100 m nage libre. En trois jours, du 18 au 20 juillet, il s'octroie quatre médailles, l'or sur 100 mètres, 400 mètres et au relais 4 × 200 mètres, et même une médaille de bronze en water-polo.

La suite ? Johnny Weissmuller n'a jamais perdu une seule course, en compétition, jusqu'à sa retraite sportive.

En 1932, il est choisi pour incarner Tarzan.

 

La suite : participant à un tournoi de golf à Cuba en 1958, fut pris avec ses compagnons en otage par des combattants castristes : plein de sang-froid, il parvint à radoucir leurs ravisseurs en lançant le « cri de Tarzan ». Les combattants, parfaits connaisseurs de la culture américaine, lui lancèrent alors : « Tarzan ! Bienvenue à Cuba ! ». Non seulement Weissmüller et ses compagnons ne furent pas kidnappés, mais ils furent escortés par les castristes.

 

La fin ? Malgré deux millions de dollars de gains estimés pour ses films, Johnny Weissmuller accumule dettes et procès à cause de ses cinq mariages, et se retrouve vite ruiné par les nombreuses pensions alimentaires de ses ex-épouses. Devenu représentant pour une marque de piscine7 et sa santé s'étant fortement dégradée au fil des années, il finit sa vie interné dans un asile psychiatrique, où, paraît-il, il faisait retentir le cri de Tarzan …

 

1930. Claude Vega entre en jeu.

A la fin des années 50, Claude Véga est à l'affiche des premières parties des spectacles de Charles Trenet, d'Édith Piaf et enfin de Joséphine Baker à l'Olympia. En 1962, il joue dans les cabarets où il imite Pierre Fresnay, Elvire Popesco, Michel Simon et Jean Gabin.

 

Du côté de la télévision, Edwige Feuillère en 1968, puis Maria Callas, en 1969, le demandent pour l’émission L'Invité du dimanche3. Il est un habitué des Top à... de Maritie et Gilbert Carpentier. Parmi les plus fameux auxquels il participe : Sacha Distel, Jacques Chazot, Jacqueline Maillan, Charles Aznavour, Dalida, Nana Mouskouri et surtout le Top à Claude Véga (27 avril 1974) qui obtient un taux d’écoute de 70 % et est diffusé deux fois la même année …

 

1947. Martin Lamotte se joint à nous.

« Même avec une tête de con, un communiste reste un communiste. »

 

Cinéma.

1950. « La flèche brisée » avec James Stewart sort sur les écrans.

 

1947. « Le facteur sonne toujours deux fois » avec John Garfield et Lana Turner est à l’affiche du Lido de Carmaux.

« C'est tout à fait comme, oui comme lorsque vous attendez une lettre que vous avez hâte d'avoir, et vous êtes attentif dans la crainte de ne pas entendre sonner, mais le facteur sonne toujours deux fois, il a sonné deux fois pour Cora, il sonne deux fois pour moi aussi. À vrai dire vous l'entendez toujours sonner la seconde fois, même si vous êtes loin de la porte d’entrée.»

 

1967. « Le soleil des voyous » avec jean Gabin sort à son tour.

« Je suis comme les vieux chênes, tous les ans une épaisseur de plus ».

 

1976. Sorti du film Taxi driver avec Robert de Niro.

« C’est à moi que tu parles ? 

 

1980. « Une semaine de vacances » de Bertrand Tavernier fait son petit bonhomme de chemin.

« Éducation Nationale : Tout condamné à vivre aura la tête bourrée »

 

2010. « La tête en friche » avec Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus fait pleurer dans les chaumières.

« Ma mère était comme un caillou pointu dans ma chaussure. Une chose pas vraiment grave, mais qui suffit quand même à vous pourrir la vie. »

 

Télévision.

2 juin 1966. Au palmarès de la chanson, Salvatore Adamo interprète "Ton nom".

 

« Ton nom

Résonne dans ma tête

Aussi beau qu'un poème

Aussi doux qu'un je t’aime

Ton nom

Posé en diadème

Sur un ciel de guinguette

Brille comme une fête

Ton nom

Est brodé en sourire

Sur la voile turquoise

Qui vogue sur mes rêves

Ton nom... Ton nom ...

 

Sport.

1963. Le Stade montois remporte le Championnat de France de rugby en s'imposant 9-6 en finale face à l'US Dax.

 

Carnet noir.

Tahar Djaout n’est plus.

« Si tu parles, tu meurs, si tu te tais, tu meurs, alors parle et meurs. »

 

Ecrivain, poète, romancier et journaliste algérien d'expression française. Grièvement blessé dans un attentat le 26 mai 1993 (deux balles dans la tête, tirées à bout portant), il meurt le 2 juin 1993 à Alger. Il est l'un des premiers intellectuels victime de la « décennie du terrorisme » en Algérie.

Il avait coutume de dire : « Demain , il fera peut-être plus beau.

 

Le mot de la fin est une fois n’est pas coutume d’Alain - le philosophe - qui nous a quitté le 2 juin 1951 :

 

« Le souvenir commence avec la cicatrice

 

Bonne journée à tous, * **

 

* « L’Almanach de Matka » (version audio) est disponible sur simple demande en MP contre des tomates farcies ou des tomates mozarellas …

 

** Demain nous fêterons les « Kevin ».

J’aime cette ambiance…

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Published by Régis IGLESIAS - dans L'Almanach
31 mai 2023 3 31 /05 /mai /2023 10:43
La photo du jour

"Personne ne le sait mais l’an dernier, avec mon voisin de palier, on avait lamentablement échoué dans l’ascension du Pic Saint Loup (658 m d’altitude).

 

N’ayant - tous les deux - ! aucun sens de l’orientation, on s’était perdu dans la pampa…

 

Un très mauvais souvenir pour des champions comme nous évidemment, mais surtout une honte qui ne nous a jamais quitté depuis. Cette impression désagréable d'être un tocard, un moins que rien, un "mauvais", une pipe.

 

Et bien tout ça, c'est terminé parce que figurez-vous qu'aujourd'hui à 12 heure et quart (l'heure du Ricard), le "fameux" Pic Saint Loup, on se l'ai fait en chaussures de ville...

 

Et en chantant !

Olé.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Livre d'or
26 mai 2023 5 26 /05 /mai /2023 18:52
La photo du jour

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Published by Régis IGLESIAS - dans Livre d'or
26 mai 2023 5 26 /05 /mai /2023 16:16

"Mon petit a une voix en or. La même que son père et son grand-père. Une voix de stentor. Vous le savez. Tout le monde le sait.

 

Ce n’est pas un hasard si on l’appelle  « Le Joselito de Carmaux »,, « Le Rossignol de Mirandol », « Le ténor de Cahors », « Le Pavarotti d’Albi », « La Maria Callas de Palavas », « La diva des dancings », « L’artiste des club échangiste » et j’en passe, évidemment.

 

Pourtant - à la chorale annuelle de l’école -, alors qu’au premier rang, il n’y avait que des chanteurs d’opérette qui chantaient comme des casseroles, une connasse a placé - délibérément - Tidiane, Tidou, Titi, « The Voice » au dernier rang de la scène à côté des chiottes…

Les boules.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Livre d'or
20 mai 2023 6 20 /05 /mai /2023 15:52
Le livre du jour

"C'est l'histoire de Mohamed, un gamin des banlieues qui a eu - dès sa naissance - de sérieux problèmes au grand dam de sa mère Malika (une lionne) et de Karim, son papa, qui avoue avoir tout plaqué pour s'occuper de lui ("Un instinct de survie, pour mon fils").

 

Premier problème ? Le petit Mohamed ne s'alimente pas jusqu'au jour où le miracle se produit. Il accepte enfin de manger un petit pot carottes-saumon de la marque Carrefour.

 

Commence alors une épopée de plusieurs années où les supermarchés de la région parisienne sont dévalisés par la famille et les amis par cartons entiers.

 

Même les employés des magasins de l'enseigne rejoignent cette chaine de solidarité afin de nourrir Momo qui refuse catégoriquement d'avaler quoi que ce soit d’autre.

 

Autre problème : le petit garçon passe son temps à sauter et à hurler mais ne parle pas jusqu'au jour où - à sept ans révolus -, il prononce son premier mot : « Maman".

Le coeur de Malika s’emballe.

 

Mais les problèmes s'enchainent jusqu'au jour où Mohamed se pique au jeu des échecs où il se compare à la tour, pour sa capacité à se déplacer à l'horizontale et à la verticale. Sans coups tordus. Son père s'incarne dans le roi, et sa mère, dans la reine.

 

Et Assia ? Mohamed sourit, entremêle ses doigts. Son regard se fait fuyant. Il n'ose pas avouer qu'il associe sa soeur au fou pour son côté "électron libre ».

 

La suite - merveilleuse - est à découvrir dans ce livre.

Bonne lecture.

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Published by Régis IGLESIAS - dans La belle histoire
17 avril 2023 1 17 /04 /avril /2023 20:34
La photo du jour

"16 avril 1924 - 16 avril 2023. Palavas-Les-Flots - station balnéaire - fête aujourd'hui ses 99 printemps. L'occasion de rappeler deux vieux dictons locaux. Le premier : "La France aux Français, Palavas aux Palavasiens." Le second ? "S'il y a des nuages sur Maguelone, reste à la maison avec bobonne. »

Bonne journée à tous.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Livre d'or
31 mars 2023 5 31 /03 /mars /2023 12:03
Les souvenirs de Pierre Pitiot

"Pendant les années noires, privé de tout par les uniformes verts, je ne cessai de regretter le chewing-gum, les bananes et le chocolat, ainsi que mon hebdomadaire favori, Le journal de Mickey, qui arrêta sa parution dès l’armistice 1940.

Au rez de chaussée de ces immeubles meublant les quais, on trouvait différents commerces : la boulangerie Bonnafous et les bistrots et leur terrasse : Le Petit Mousse, Chez Borie, Adélaïde (on ignorait son patronyme exact et on ne l’appelait que comme ça). C’est là que mon arrière grand-mère venait siroter son apéritif quotidien, un quint (comprenez un « Saint-Raphaël Quinquina », habitude qu’elle conserva jusque’à ce qu’elle devienne grabataire. Quand je me trouvais en sa compagnie, elle ne manquait jamais de me faire servir « un bébé », ce qui dans le vocabulaire bistrotier, signifiait du sirop de grenadine étendu d’eau ; j’étais friand de cette boisson jusqu’à ce que, sous l’occupation, le sucre du sirop soit remplacé par de la saccharine, ce qui m’orienta provisoirement vers d’autres saveurs.

Chez Borie, je ne m’y rendais que pour les séances de cinéma et pour les bals - costumés ou pas - du carnaval.

Dans une chanson extraite d’une opérette marseillaise, on trouve ce refrain : « Ah qu’il est doux le plaisir de la pêche, c’est lek régal parfait

Je me souviens aussi d’un air très célèbre alors, mais bien oublié aujourd’hui’hui, d’une valse de Franz Léhar : « Heure exquise-Qui nous grise…

Au loto, le « tireur du sac » sortant les pions numérotés et les annonçant aux joueurs, agrémentait sa diffusion d’un simple commentaire, souvent traditionnel et parfois… hasardeux ; ainsi le numéro 22 était toujours suivi de la mention « les deux poulettes », le 7 de « petit port de mer »… Souvent les joueurs s’impatientaient et apostrophaient le meneur du jeu par : « Bolet lus », il fallait « bouleguer ». Chaque partie était close lorsque fusait le cri de la victoire : « Quine » ; et la partie se terminait alors par la phrase, traditionnelle elle aussi : « La quine est bonne, vous pouvez démarquer ! » On venait alors remettre au vainqueur son butin, la plupart du temps un « panier garni » empli à ras bord de boustifaille.

Je me souviens des champions de France en titre de Beach volley. Demotte, Delousteau, Brioude, Claparède, Dulon, leur capitaine incontesté, et un de leurs co-équipiers qui devait rester célèbre pour d’autres raisons, Jacques Vabre ; oui, ce Vabre qui devait donner son nom à une des marques de café des plus réputées, représentée publicitairement par « le gringo » qui savait détecter des arômes subtils.

Je me souviens de la projection du  Blanche-neige de Disney qui fut l'évènement cinématographique de l'an 37.

La cuisine ? N'allez pas vous imaginer que l'ordinaire palavasien n'était que bouillabaisse ou langouste à l'américaine, on mangeait des petits poissons plats, sorte de soles naines appelées "palanques" qui se dégustaient avec les doigts. Le plat principal que je prisais le moins, c'était la préparation de poissons, d'étangs pour la plupart, dite à l'"aga eau", sorte de cuisson en court-bouillon ; on assaisonnait ensuite les filets de poisson dans son assiette avec de l'huile et du vinaigre.

Après avoir joué, exténués par l’effort consenti, encore enivrés de cette participation toujours trop brève, le corps couvert d’un sable soudé par la transpiration, tels de jeunes athlètes en croûte au sel, nous courrions nous jeter dans les flots revigorants de cette « mer, toujours recommencée… »

Le 2 septembre 1939, je me trouvais chez mes grands-parents qui habitaient tout près de l’église ; passant devant celle-ci, je remarquai des affiches sur les murs, chose inhabituelle. Elles avaient pour titre en caractère gras : « Mobilisation générale ».

Mon grand-père n’avait pas la larme facile ; pourtant, je l’ai vu pleurer deux fois pendant la triste période qui a suivi la déclarations des hostilités. La première fois, ce fut lorsque la voix chevrotante de Pétain annonça l’armistice ; la seconde fois, toujours à l’écoute de la radio, ce fut lorsque’il appris en novembre 1942, que la flotte française venait de se saborder en rade de Toulon.

L’information qui ne le fit pas pleurer mais qui le propulsa dans une rage folle fut une information de juillet 1940 : les Anglais avait envoyé par le fond tous nos navires de guerre en rade de Mers-el-Kébir, près d’oral. Il vaut mieux qu’aucun sujet de sa gracieuse majesté ne se soit pas trouvé à porté de ses mains : il l’aurait étranglé séance tenante. Il se contenta de fracasser une chaise qui manqua de justesse le poste de radio. Ma grand-mère lui reprocha la destruction de la chaise pendant plusieurs années.

Les plages, désormais minées, étaient devenus un domaine interdit à nos jeux. Nous nous rattrapions en jouant à "bistre" ou à la "ringarangue" ou encore à "la balle en peilhe" variété locale du football où la sphère de cuir était remplacée par un amalgame de chiffons arrondi au mieux : on a les ersatz qu'on peut.

 On a aussi les stades qu'on peut : celui de Palavas se nommait en toute simplicité "le terrain du Toc". Il se trouvait  sur une partie desséchée de l'étang du Grec et ses installations se résumaient aux trois barres de bois formant chacun des buts.

Le mot de la fin ? Au milieu de cette vague de souvenance, reste le plus précieux : comment oublier ces moments qui me portaient vers l'ataraxie : assis sur le sable, tourné vers ce sud qui demeure mon vrai pôle d'orientation, me reste une impression qui me revient souvent en mémoire et règne en maîtresse sur mon corps et mon esprit, enfin confondus.

Elle devient cette ligne, ardemment scrutée, jusqu'à plonger mon regard dans une totale béatitude, cette ligne de lumière sombre, au contraire de celle qui embrase le zénith ; elle délimite l'horizon, là où la mer cherche à joindre le ciel, mais sans jamais l'atteindre.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Les souvenirs de ...

Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin